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Le patrimoine maritime en France et à l’étranger épisode 3- Les USA- La marine “moderne” –

Note: La liste de navires citée n’est pas exhaustive mais le fruit de recherches qui peuvent être incomplètes. N’hésitez pas à nous contacter si vous constatez des oublis. La liste ne recense que les navires d’une taille assez importante et ne comprend pas les sous-marins

Concernant la marine dite «moderne», les USA peuvent aligner un patrimoine impressionnant.

Pour ce qui concerne la marine de guerre, c’est une véritable flotte composée de destroyers, croiseurs, cuirassées et porte-avions qui n’aurait pas été ridicule ni au Jutland ni même dans l’une des bataille du Pacifique durant la seconde guerre mondiale !

On peut commencer d’ailleurs avec le vieux croiseur OLYMPIA, magnifiquement restauré :

Le USS Olympia est un croiseur protégé de la Marine des États-Unis. Il fut en service en 1895 jusqu’en 1922. Ce navire est devenu célèbre comme le navire amiral du commodore George Dewey à la bataille de la baie de Manille au cours de la guerre hispano-américaine en 1898. Le navire est désormais un navire musée à l’Independence Seaport Museum de Philadelphie. Il est National Historic Landmark depuis 1966.

…On continue avec le croiseur léger plus moderne USS Little Rock…

L’USS Little Rock est l’un des 27 croiseurs légers de la classe Cleveland de l’us navy achevés pendant ou peu après la Seconde Guerre mondiale, et l’un des six à être convertis en croiseurs lance-missiles. Il a été achevée trop tard pour participer aux combats de la seconde guerre mondiale. À la fin des années 1950, il est converti en croiseur lance-missiles, en outre, comme trois autres classe Cleveland il fut largement modifiée pour devenir navire amiral. Dans sa nouvelle carrière, il a servi majoritairement en Méditerranée, souvent comme navire amiral de la sixième   flotte. Il a été désarmée  en 1976  et est maintenant navire-musée à Buffalo.

…Et puisqu’on est dans les croiseurs, terminons la catégorie avec le croiseur lourd USS SALEM :

L’USS Salem,( CA-139), est un croiseur lourd de la classe Des Moines ayant appartenu à la US Navy . L’USS Salem fut mis sur cale en 1945, et il fut lancé en 1947 et fut placé en réserve durant l’année 1961, avant d’être radié en 1992. L’USS Salem a eu l’occasion de jouer le rôle du cuirassé de poche allemand Admiral Graf Spee lors du tournage du film britannique La Bataille du Rio de la Plata, réalisé en 1956. Conservé de nos jours en tant que musée flottant, le Salem est le seul croiseur lourd de l’US Navy officiellement préservé.

En ce qui concerne les navire de lignes, ou cuirassés, c’est une vrai ligne de bataille que les USA conservent avec pas moins de 8 navires ainsi que l’épave de l’Arizona transformé en mémorial de la bataille de Pearl Harbor !

Commençons par les « anciens » du premier conflit mondial : Le USS Texas …

L’USS Texas (BB-35), fut lancé en 1912 et mis en service en 1914. Il escorta des convois à travers l’Atlantique pendant la Première Guerre mondiale.Quand les États-Unis entrèrent en guerre en 1941, il reprit son rôle d’escorte dans l’Atlantique, ensuite il participa au bombardement des plages d’abord en Afrique du Nord lors de l’opération Torch puis lors du débarquement en Normandie.En 1944, il fut transféré sur le théâtre d’opération du Pacifique pour fournir un soutien d’artillerie pendant les batailles d’Iwo Jima et d’Okinawa. LeTexas fut retiré du service en 1948,. Il est devenu un navire musée près de Houston. Il est aujourd’hui fermé pour remise en état

…Et l’USS Arizona, coulé le 7 décembre 1941 lors de l’attaque des japonais sur Pearl Habor et dont l’épave est transformée en mémorial :

L'USS Arizona avant l'attaque

Le mémorial de l’USS Arizona , situé à Honolulu, est consacré à la mémoire des 1 102 marins de l’Arizona morts lors de l’attaque de Pearl Harbor le 7 décembre 1941 par les forces japonaises. Les victimes de l’Arizona comptent pour près de la moitié du total des victimes américaines de l’attaque. Le mémorial, créé en 1962, est visité par plus d’un million de personnes chaque année. Il est accessible uniquement par bateau, puisqu’il chevauche (sans la toucher) la coque du cuirassé coulé.

Concernant les cuirassés construits durant le second conflit mondial proprement dit, ils sont au nombre de 7, et là on ne parle pas de petites bestioles puisque le plus petit fait tout de même 35 000 tonnes. Commençons donc par l’USS North Carolina qui a dernièrement reçu un tout nouveau cocon pour lui éviter les même problèmes que l’USS Texas…

Le USS North Carolina (BB-55) est un cuirassé de classe North Carolina appartenant à l’US Navy. Il est particulièrement connu pour sa participation dans le théâtre Pacifique (bataille de Guadalcanal) durant la Seconde Guerre mondiale, notamment en protection des porte-avions. Après son désarmement en 1946, il fut placé en réserve jusqu’en 1960, puis il fut transformé en navire musée à Wilmington en Caroline du Nord. Il est classé monument historique depuis 1986.

…Puis l’USS Massachusetts

L’USS Massachusetts est un cuirassé de la classe South Dakota en service dans l’US Navy pendant la Seconde Guerre mondiale. Initialement affecté à la flotte de l’Atlantique, il affronte le cuirassé Jean Bart lors du débarquement allié en Afrique du Nord. Transféré dans la flotte du Pacifique en 1943, l’USS Massachusetts prend part à la campagne des îles Salomon et à la campagne des Philippines au cours de laquelle il combat à la bataille du golfe de Leyte. En 1945, il est affecté au bombardement de la plus grande île japonaise : Honshu. Après la guerre, l’USS Massachusetts est réaffecté à la flotte de l’Atlantique puis désarmé en 1947. Il est définitivement retiré du service en 1962. En 1965, grâce à la mobilisation de citoyens du Massachusetts, l’US Navy cède le navire au Massachusetts Memorial Committee, qui le transforme en navire musée à Fall River.

…L’USS Alabama

L’USS Alabama est un cuirassé de classe South Dakota en service dans l’US Navy durant la seconde guerre mondiale. Il est lancé en 1942 et sert sur les théâtres d’opérations de l’Atlantique et du Pacifique. Désarmé en 1947 et placé dans la flotte de réserve, il est définitivement déclassé en 1962. En 1964, il est transformé en musée flottant dans la baie de Mobile et est inscrit sur la liste des sites historiques nationaux en 1986.

 

 

 

 

Et enfin la série complète des quatre « classe Iowa » (USS Iowa, New Jersey, Missouri et Wisconsin), modernisés et remis en service dans les années 1980, ce furent les derniers cuirassés encore en service actif ! A noter que c’est sur la plage arrière du Missouri que sera signée la capitulation japonaise mettant fin à la seconde guerre mondiale et qu’aujourd’hui ce dernier se trouve à une encablure de l’USS Arizona

USS Iowa
Uss Missouri
USS New Jersey
USS Wisconsin

La classe Iowa est une série de cuirassés construits pour l’US Navy durant la Seconde Guerre mondiale comportant quatre unités. Ces bâtiments furent engagés dans la guerre du Pacifique . Ils servirent encore durant la guerre de Corée ; et le New Jersey seul participa au conflit vietnamien. Mis en réserve, ils furent modernisés et remis en service au début des années 1980. Ils seront engagés au cours de la guerre du Liban et une ultime fois en 1990, pour la guerre du Golfe. En raison de leurs équipages trop nombreux pour un besoin opérationnel moins pertinent, ils ont ensuite été versés dans la flotte de réserve, avant d’être, en mars 2006, définitivement rayés de la liste des bâtiments de l’US Navy. Tous les 4 sont aujourd’hui des navires musés,

Ouf ! Avouons que ça fait une belle ligne de bataille ! Concernant les «flat top», les portes-avions, pas moins de 5 sont eux aussi conservés, en commençant par 4 de la classe «Essex», les USS Yorktown, Intrepid, Hornet et Lexington :

Le Yorktown dans le port de Charleston
L'Intrepid à New-York
Le Hornet dans le port d'Alameda (Californie)
Le Lexington dans le port de Corpus Christi (Texas)

La classe Essex est une classe de porte-avions de l’U.S. Navy construite à partir de 1941. Ces  porte-avions avaient été conçus en prévision d’un affrontement avec le Japon, trois étaient en construction lors de l’attaque sur Pearl Harbor. Ils seront engagés dans les opérations de la guerre du Pacifique. Les navires de la classe Essex combattront pendant la guerre de Corée et pendant la guerre du Vietnam, certains récupérant même les astronautes des missions spatiales. Ces porte-avions resteront, grâce à d’importantes refontes, des bâtiments performants jusqu’au milieu des années 1960. Le dernier en service, l’USS Lexington, désarmé en 1991 est devenu un des quatre navires-musées de cette classe. La classe Essex marque le début de la domination de la marine américaine sur les océans.

…Et pour terminer avec les « ponts plats », le porte-avion USS Midway

Ce fut le premier porte-avions à être mis en service après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Commandé en 1942, il fut mis en service le 10 septembre 1945. Rattaché d’abord à la Flotte de l’Atlantique (1946-1947), puis à la 6e flotte, en Méditerranée (1947-1954), il rejoint la 7e flotte et opère dans le Pacifique (1954-1965). Il reçoit une modernisation importante et coûteuse (1966-1970), il participe à la guerre du Viêt Nam (1970-1972) et opère dans le Pacifique, en ayant comme port d’attache la base navale de Yokosuka au Japon à partir de 1973. Il participe à la guerre du Golfe (1990-1991). Il a été décommissionné en 1992. En 2003, il est amarré dans le port de San Diego en Californie, proche du musée maritime de San Diego. Transformé en un gigantesque musée flottant, il a ouvert au public le 7 juin 2004.

Dans cette liste à la Prévert, continuons avec les plus petites unités de la flotte que sont les destroyers et les corvettes (12 unités !). En commençant par les trois destroyers de classe « Fletcher » conservés: les USS Kidd, USS Cassin Young, et enfin l’USS the Sullivans

USS Kidd
USS Cassin Young
USS the Sullivans à couple contre l'autre navire musée USS Little Rock

La classe Fletcher est une classe de destroyers américains entrée en service en 1942 et dont 175 exemplaires ont été construits. Ce type de navire a joué un rôle de premier plan durant la Seconde Guerre mondiale dans la guerre du Pacifique contre le Japon. Le dernier exemplaire a quitté le service dans l’US Navy en 1971

…On poursuit avec les deux destroyers de classe «Forrest Sherman»: Les USS Edson et USS Turner Joy

USS Edson
USS Turner Joy

Les destroyers de la classe « Forrest Sherman » ont été les premiers destroyers américains de l’après-guerre. Mis en service à partir de 1955, ces navires ont servi jusqu’à la fin des années 1980. Leurs armes ont subi des modifications considérables au cours de leurs années de service. Quatre ont été convertis en destructeurs de missiles guidés. Deux navires de la classe sont devenus des navires-musées.

…Puis maintenant les destroyers de classe “Allen M Sumner ” et leur extrapolation la classe “Gearing»: Le USS Laffey et les USS Orleck et USS Joseph P. Kennedy Jr …

USS Laffey
USS Orleck
USS Joseph P. Kennedy Jr

La classe « Gearing » était une série de 98 destroyers construits pour la marine américaine pendant et après la Seconde Guerre mondiale. La conception de la classe « Gearing » était une modification mineure de la classe Allen M. Sumner, où la coque était allongée de 4,3 mètre, ce qui a entraîné plus d’espace de stockage de carburant et augmenté l’autonomie du navire. Les premiers Gearings n’étaient pas prêts à être mis en service avant la mi-1945 et ont donc ont peu servi pendant la Seconde Guerre mondiale. Ils ont continué à servir après-guerre, avec une série de remises à niveau, jusqu’aux années 1970. À cette époque, beaucoup ont été vendus à d’autres pays, où ils ont servi de nombreuses années.

…Ne reste plus dans la catégorie des destroyers ex-US Navy que L’USS Stewart, et l’USS Slater

USS Slater

L’USS Slater  est un destroyer d’escorte de classe “Cannon” qui a servi dans la marine américaine et plus tard dans la marine grecque. Après son service pendant la Seconde Guerre mondiale, le navire a été transféré à la Grèce et renommé Aetos. Désarmé en 1991, le destroyer est retournée aux États-Unis. l’USS Slater est maintenant un navire-musée

USS Stewart

L’USS Stewart est un destroyer d’escorte de classe « Edsall », le troisième navire de la marine américaine ainsi nommé. Ce navire a été nommé pour le contre-amiral Charles Stewart, qui a commandé l’USS Constitution pendant la guerre de 1812. le USS Stewart est l’un des deux seuls destroyers d’escortes américain a être préservées et il est le seul navire de classe Edsall à ne pas avoir été démoli.

Pour les destroyers toujours, n’oublions pas les Coast Guard qui ont eux aussi leurs navires musée avec l’USCGC Taney

Le Taney est un cutter de l’us Cost Guard. En service pendant 50 ans, le Taney a servi sur les deux théâtres de combat pendant la Seconde Guerre mondiale. Il servait de navire de commandement pendant la bataille d’Okinawa dans le Pacifique mais aussi sera déployé sur l’Atlantique et la Méditerrannée, attaché à l’escorte de la flotte. Le Taney servira également pendant la guerre du Vietnam lors de l’opération Market Time. Par la suite il patrouillera sur les mers pour interdire les drogues et protéger les pêcheries. Désarmé en 1986 il est depuis navire-musée dans le port de Baltimore, Maryland depuis. Il est classé monument historique national depuis 1988. Il est aussi le plus vieux navire armé à avoir participé à la bataille de Pearl Harbor.

Et USCGC Ingham

Le « Cutter » USCGC Ingham est le navire le plus décoré de la flotte de l’Us Coast Guard et le seul navire de cette administration à avoir jamais reçu deux citations présidentielles. Pendant la seconde guerre mondiale, il participa au conflit sur les deux thèatre Atlantique et Pacifique. Il fut aussi déployé pendant le guerre du Viet-Nam.Acquis par le musée du Patriot Point, il est aujourd’hui voisin du porte-avions Yorktown et du destroyer Laffey

…Et pour en finir avec les navires de guerre: une des plus étrange car de construction soviètique, l’ ancienne corvette est-allemande, l’Hiddensee

Cette corvette lance missiles de classe « Tarantule » a été lancée en 1984 au chantier naval Petrovsky à Leningrad, en Russie. Elle a été commandée en 1985 par le Volksmarine est-allemande sous le nom de Rudolf Egelhofer, mais après la réunification de l’Allemagne en 1990, elle a été transférée à la marine allemande et rebaptisée Hiddensee.Après son déclassement en avril 1991, elle a été transférée à la marine américaine. En tant qu’USNS Hiddensee, le navire a été largement évalué au Naval Air Warfare Center de Solomons, et utilisé pour des exercices navals. À la suite de compressions budgétaires dans la marine, le navire a été retiré du service en avril 1996 et a rejoint la flotte de Battleship Cove en 1997.

Dans les navires «intermédiaires», mi-civil, mi-militaire, les USA ont aussi conservés des «Liberty ship» mais aussi des «Victory ship» : Si l’on commence par les “Liberty“, ils sont au nombre de 2 : Les SS Jeremiah O’Brien et SS John W. Brown

SS Jeremiah O'Brien
SS John W. Brown

Le terme Liberty ship désigne les quelque 2 710 cargos construits aux États-Unis au cours de la Seconde Guerre mondiale, à la suite de la déclaration du président Franklin Delano Roosevelt au cours de l’été 1940, affirmant la volonté des États-Unis d’être l’arsenal du monde libre. La principale caractéristique des Liberty ships est leur production en grande série à partir de modules préfabriqués.

Ainsi que 3 “Victory Ship”: Les SS Red Oak Victory, SS Lane Victory et SS American Victory

SS Red Oak Victory
SS American Victory
SS Lane Victory

Les Victory ships formaient une classe de navires cargo polyvalents, produits en grande quantité dans les chantiers américains pendant la Seconde Guerre mondiale, pour remplacer les pertes dues aux U-Boote allemands. Conçus à l’image de leurs aînés les Liberty ships, 543 unités furent construites en un temps record. Ils diffèrent des Liberty ships par une construction renforcée et une vitesse améliorée pour échapper au U-Boote allemands.

OUF ! Tout le monde comprendra pourquoi j’ai volontairement sorti de ce classement les sous-marins, remorqueurs et autres navires de plus petite taille, la liste est infinie. Rien qu’en ce qui concerne la flotte militaire historique de ce pays on arrive quand même au chiffre faramineux de  4 porte-avions, 3 croiseurs, 8  cuirassés (dont une épave), 13 destroyers et 1 corvette. Passons maintenant aux navires purement «civils», ils sont beaucoup moins nombreux mais d’une taille respectable, et surtout d’une immense valeur historique:

 

A commencer par le légendaire RMS Queen Mary, acheté à la Cunard au moment de son désarmement, par la ville de Long Beach en Californie et qui est aujourd’hui exploité comme centre de séminaire, hôtel et restaurants. Il se visite aussi naturellement.

Un article complet lui a déjà été consacré ICI

 

Dans les civils océaniques on trouvera enfin le cargo futuriste NS Savannah, l’un des rares cargos nucléaires jamais lancé sur les mers :

Le NS Savannah a été le premier navire marchand à propulsion nucléaire. Il a été construit à la fin des années 1950 pour un coût de 46,9 millions de dollars et lancée le 21 juillet 1959. Elle a été financée par des organismes gouvernementaux américains. Le NS Savannah était en fait un projet de démonstration pour l’utilisation potentielle de l’énergie nucléaire dans le domaine de la marine civile et donc pas destiné à être rentable. Le navire resta en service entre 1962 et 1972, puis fût désarmé la même année. Après un long oubli, ponctué de nombreux déménagements, il est aujourd’hui navire-musée amarré à Baltimore.

Bon c’est tout pour le civil…. Peu me direz-vous si on le compare au militaire récent, c’est vrai, mais j’ai omis de cette liste les bateaux d’eau douce et, dans ce domaine, les USA ont préservé de nombreux bateaux, comme les fabuleux navires à aube navigant sur le Mississippi, ou encore sur les grands lacs. Ces derniers regorgent d’ailleurs de paquebots assez typiques, mais le sujet n’est pas là.

Néanmoins, quelle flotte historique formidable et éclectique! Seule ombre au tableau, mais qui n’en est pas une car on se mobilise outre-Atlantique pour sa sauvegarde: le fabuleux SS United States, qui deviendra, peut être un jour, le second transatlantique à être sauvegardé au pays de l’oncle Sam. Souhaitons lui bonne chance!

Un article complet lui a été consacré ICI

Dans l’article suivant nous ferons le tour des autres pays du continent américain et nous verrons que le Nord, comme le Sud, nous réservent de belles surprises.

A suivre…

L’épisode précédent ICI

L’épisode suivant LA

                                                                     Olivier Alba

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Le patrimoine maritime en France et à l’étranger épisode 2- Les USA- La marine à voile –

Note: La liste de navires citée n’est pas exhaustive mais le fruit de recherches qui peuvent être incomplètes. N’hésitez pas à nous contacter si vous constatez des oublis. La liste ne recense que les navires d’une taille assez importante et ne comprend pas les sous-marins

Les États-Unis d’Amérique sont un état récents si on les compare aux états à vocation maritime européens comme le Royaume-uni et la France. Leur patrimoine bâti est donc restreint et, avouons-le, souvent négligé.

Pourtant, très tôt dans leur histoire, il ont compris l’importance pour eux de créer et maintenir une forte présence maritime, ouvert qu’ils sont sur deux océans, et sans réelle menace terrestre directe. En outre, leur économie mondiale nécessite d’importants moyens pour préserver leur commerce. Leur important patrimoine maritime reflète donc cette nécessité et, ne l’oublions pas, leurs « gênes » anglo-saxons.

Ils ont donc préservé de nombreux navires, notamment militaires, dont l’un des tout premier de leur marine de guerre,

La frégate lourde USS Constitution, baptisée par Georges Washington en personne en 1797. C’est aujourd’hui le plus vieux navire de guerre encore à flot :

L’USS Constitution, aussi nommée “Old Ironside”, est l’un des premier navire de guette de la marine américaine. Elle se distingua notamment lors de la guerre anglo-américaine de 1812 au cours de laquelle elle détruisit cinq frégates britanniques ce qui suscita l’admiration du public qui empêcha à plusieurs reprises sa démolition. Retirée du service actif en 1881, elle devint un navire de réception puis un navire musée en 1907. Après une restauration en 1995, le navire navigua à nouveau à la voile pour la première fois en 116 ans lors des célébrations de son bicentenaire. Quand il n’est pas en représentation, le navire se visite tout au long de l’année à son lieu de mouillage dans l’ancien Charlestown Navy Yard à l’extrémité du Freedom Trail de Boston.

…Et pour continuer, la corvette Uss Constellation…

L’USS Constellation est un navire de type corvette construit en 1854. Après une riche carrière où il participe à la guerre de sécession et à la lutte contre le trafic d’esclave, il est utilisé comme navire école et d’entraînement par l’US Navy. Retiré du service en 1933, le Constellation fut classé « symbole national » en 1940 par le président américain Franklin Roosevelt. Aujourd’hui il est exposé dans port de Baltimore.

…La marine marchande à voile n’est pas en reste avec le très vieux baleinier Charles W. Morgan

Le Charles W. Morgan est un trois-mâts barque construit en 1841 sur le chantier naval de Jethro Zachariah & Hillman de New Bedford dans l’État du Massachusetts. Il a été l’une des grandes acquisitions du Mystic Seaport en 1941. Il est le dernier de ce type encore visible et en très bon état. Il est répertorié en tant que National Historic Landmark depuis 1966.

…La réplique d’un “indiamen” le Frienship of Salem

Le Friendshio of’ Salem est une réplique de d’un navire « indiamen’ » de 1797. Il a été construit en 2000 dans le chantier naval Scarano Brothers à Albany à New York. Le navire fonctionne généralement comme un navire-musée fixe pendant la majeure partie de l’année, mais il est pleinement opérationnel et capable de naviguer. Le Friendshio of Salem est amarré au musée naval maritime de Salem.

…La réplique d’une frégate du XVIIIème siècle, La HMS Surprise  (Ok, j’ai un faible pour celle-ci mais c’est peu être parce que je suis un grand « fan » des romans de Patrick o’Brian):

Le HMS Surprise est un trois-mâts carré construit à Lunenburg, au Canada. C’est une réplique du HMS Rose, frégate du XVIIIe siècle. Elle fut réalisée par Phil Bolger et lancée en 1970. Après son homologation par l’US Coast Guard, ce voilier fut exploité sous le nom de HMS Rose comme navire de formation à la voile par la Fondation HMS Rose basée à Bridgeport au Connecticut. En 2001, il a été vendu à la 20th Century Fox, studio de cinéma, pour la réalisation du film Master and Commander en 2003. Ce film dépeint l’aventure de la frégate HMS Surprise de la Royal Navy. Après la fin du tournage, le navire est acheté en 2007 par le Musée maritime de San Diego et est enregistré sous le nom de HMS Surprise en l’honneur du film. Il navigue plusieurs fois par an. En 2010, il joue le rôle du HMS Providence dans le film d’aventure de Disney Pirates des Caraïbes : La Fontaine de jouvence.

…Le quatre-mâts pétrolier Falls of Clyde

Le Falls of Clyde a été construit en 1878 sur le chantier naval de Port Glasgow, sur la rivière Clyde en Écosse. Il est le seul quatre-mâts carré et ancien pétrolier à voile encore visible.
Il est désormais amarré au quai 7 du port d’Honolulu comme bateau musée au Hawaii Maritime Center. Une souscription pour sa restauration a été lancée recemment, son état étant jugé preoccupant.

…Le trois-mâts Joseph Conrad

Il fut construit dans les chantiers navals de Copenhague en 1882 sous le nom de Georg Stage, en tant que navire-école des cadets de la marine marchande danoise. Il assuma ce rôle jusqu’à sa vente en 1934 au Royaume-uni où il est rebaptisé Joseph Conrad.
En 1905, le
Georg Stage est heurté par un cargo et coule, avec 22 élèves-officiers. Il fut renfloué et continua sa carrière. En 1936, il est revendu à George H Hartford qui lui ajoute un moteur et s’en sert de yacht. En 1939, le bateau est transféré  pour devenir un bateau-école pour la marine marchande américaine. Après la seconde guerre mondiale, il est transféré au Mystic Seaport. En plus d’être un bateau musée il sert encore de navire de formation statique.

…Le “windjammer” Wavertree

Le Wavertree a été construit en Southampton , en Angleterre en 1885 et a été l’ un des derniers grands voiliers construits en fer forgé . Il porte le nom du Wavertree, quartier de cette ville. Le navire a été utilisé pour transporter le jute entre l’ Inde et l’ Ecosse . En 1910, le navire a été démâté au large du Cap Horn , plutôt que d’installer un nouveau gréement il est vendu pour être utilisé comme un entrepôt flottant à Punta Arenas , au Chili . Le navire fût découvert en 1967 à Buenos Aires par un citoyen américain travaillant sur une barge de sable et acquis par le Musée de South Street Seaport en 1968. En 1969 , après restauration, le navire fût enfin remorqué à New York. Le Wavertree a été ajouté au registre national des lieux historiques , le 13 Juin 1978.

…L’Elissa

Le grand voilier Elissa est un trois-mâts barque à coque en acier, construit en Ecosse en 1877. Il est basé à Galveston, au Texas, et est l’un des plus anciens navires naviguant aujourd’hui. Il est maintenant un navire-musée au Texas Seaport Museum. Elle a été désignée monument historique national en 1990.

…Le Balclutha 

Le Balclutha est un trois-mâts carré, à coque acier, construit en 1886 en Écosse. C’est un modèle type de cap-hornier.
Il tire son nom du gaélique Bal (cité) sur la Clutha (Clyde)
Depuis le 4 février 1985, il est considéré comme National Historic Landmark (monument historique) par le National Trust for Historic Preservation. Il est amarré au quai du Hyde Street Pier de San Francisco et fait partie du Musée maritime.

…Mais aussi le quatre-mât coque acier Moshulu

Le Moshulu (ex-Kurt) est un quatre-mâts barque à coque acier, construit en 1904 par William Hamilton sur les chantiers la rivière Clyde en Écosse.
Il est désormais amarré au complexe de Penn’s Landing, à Philadelphie. Il sert de restaurant flottant.

Le Star of India…

Le Star of India est un trois-mâts barque à coque en acier, construit en 1863 dans un chantier naval de Ramsey, sur l’île de Man, sous le nom d’ Euterpe. En 1926, le Star of India est vendu à la Zoogical Society de San Diego pour devenir l’attraction principale d’un projet de musée et d’aquarium géant. La Grande Dépression de 1929 et la Seconde Guerre mondiale annuleront ce projet. Ce n’est qu’en 1957 que la restauration du voilier est mise en œuvre sous l’impulsion d’Alan J, Villiers, ancien capitaine de trois-mâts et écrivain d’une association de bénévoles la Star of India Auxiliary créée en 1959. Il faudra attendre 1976 pour revoir le Star of India naviguer de nouveau. Il abrite actuellement des expositions du musée maritime de San Diego et navigue au moins une fois par an. Le Star of India est le troisième plus vieux navire à flot aux États-Unis, et le plus ancien navire du monde naviguant encore. Sa coque, ses cabines et ses infrastructures sont les originales.

 …Et enfin le navire école des « coast Guard » Eagle (ex-allemand Horst Wessel)…

L’Eagle, ou USCGC Eagle , anciennement Horst Wessel, est un trois-mâts barque utilisé comme navire-école de formation pour les futurs officiers de l’United States Coast Guard. En 2011, c’est l’un des deux seuls bateaux à voile actifs dans la marine américaine, avec l’USS Constitution. Chaque été, l’Eagle effectue des croisières avec les cadets de l’United States Coast Guard Academy pour des périodes allant d’une semaine à deux mois. Ces croisières remplissent plusieurs rôles ; la mission première est la formation des élèves-officiers, la seconde est un rôle de relations publiques en participant aux grands rassemblements de voiliers et Tall Ships’ Races à travers le monde.

Voilà pour les navires à voiles, l’épisode suivant traitera de la marine “moderne” préservée au USA et, pour le compte, c’est une véritable armada qui s’annonce.

A suivre…

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L’épisode suivant LA

                                                                    Olivier Alba

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Le patrimoine maritime en France et à l’étranger épisode 1- Le Royaume-Uni-

Note: La liste de navires citée n’est pas exhaustive mais le fruit de recherches qui peuvent être incomplètes. N’hésitez pas à nous contacter si vous constatez des oublis. La liste ne recense que les navires d’une taille assez importante et ne comprend pas les sous-marins

 

 

“Pour les Anglo-Saxons, la marine est un arbre de pleine terre alors que pour les Français c’est un arbre exotique qui nécessite des soins incessants”

Le Lydia en 1992

 

 

Ce qui est vrai pour la marine de guerre l’est aussi en France dés que l’on aborde le sujet épineux du patrimoine maritime.

Pendant longtemps le patrimoine maritime en France fut l’objet, au pire de l’acharnement, au mieux suscita la plus profonde indifférence. En témoigne l’objet de ce blog, le Lydia-Moonta qui fût, de 1973 à 2010, l’objet de saccages, de destructions, voire une sorte d’acharnement mutilatoire malsain.

Concernant la préservation de ce patrimoine, le XXème siècle est rempli d’exemples désolants, citons par exemple le Dugay-trouin, magnifique vaisseau de 74 canon coulé dans la Manche alors que les anglais souhaitaient rendre le navire à la France: Refus pur et simple des autorités françaises ! L’occasion était perdue pour la France de conserver ce magnifique témoin. Le navire sera coulé en arborant les couleurs françaises et britanniques.

 

Le tableau arrière du navire ainsi que sa figure de proue sont cependant conservés au très beau musée d’histoire navale de Greenwich.

Dans le même temps les anglais conservaient pieusement le HMS Victory, vaisseau amiral de Nelson lors de la bataille de Trafalgar…

Le HMS Victory est un navire de ligne de 1er rang britannique à trois-mâts voiles carrées.Il est principalement connu comme le vaisseau de l’amiral Nelson lors de la bataille de Trafalgar (vaisseau amiral en second de l’état-major de la Marine, commandant en chef de l’amirauté). Il connut une succession de victoires à la tête de la flotte britannique entre 1778 et 1812. Lancé en 1765 et désormais préservé en cale sèche, il est le plus ancien navire de guerre intact au monde.

…ou encore le Clipper Cutty Sark qui, récemment ravagé par un incendie, a été entièrement reconstruit.

Reconstruction aprés incendie
Le Cutty Sark aprés l'incendie

Le Cutty Sark est un clipper  qui servit au commerce du thé de Chine et de la laine néo-zélandaise avec le Royaume-Uni. Dernier bâtiment du genre, il est gravement endommagé par un incendie le 21 mai 2007. Il a été reconstruit depuis.

…l’HMS Unicorn

La construction de l’HMS Unicorn commence en février 1822 à l’arsenal royal de Chatham. Portant 46 canons, elle mesure 46,2 m de long. Elle fait partie de la très réussie classe de frégates de type Leda, une des meilleures de sa génération, elle-même basée sur les plans de la frégate française Hébé capturée en 1782. Cette classe de navires comprenait la HMS Shannon qui captura la frégate américaine USS Chesapeake, ainsi que la HMS Trincomalee qui est le plus vieux navire de guerre encore à flot en Grande-Bretagne devant la HMS Unicorn. La coque de la HMS Unicorn est toujours à flot dans le bassin du port de Dundee en Écosse.

…Le HMS Trincomalee

Le HMS Trincomalee, est un navire de guerre de la Royal Navy. À l’origine il s’agit d’une frégate de 5e rang de 46 canons. Il est construit peu après les guerres napoléoniennes. Il est le plus vieux navire de guerre britannique en bois à flot car son ainé  le Victory, lui, est en cale sèche.. Le HMS Trincomalee, ouvert au public, est ancré à Hartlepool. Depuis 2014, il est inscrit au National Museum of the Royal Navy.

…Le HMS Gannet

Le HMS Gannet est un ancien sloop de guerre à propulsion mixte de de la Royal Navy lancé en 1878. Puis il est devenu un bateau-école sur la Tamise en 1903.
Il est préservé depuis 1987 par le Chatham Historic Dockyard  en Angleterre.
Il est enregistré comme bateau du patrimoine maritime du Royaume-Uni par le National Historic Ships UK et en 1996 et au registre de la National Historic Fleet.

Passons aux voiliers civils avec Le Glenlee…

Le Glenlee est une barque à trois mâts à coque en acier de 86 mètre HT, construit à Port Glasgow sous ce nom en 1896 . Avec les propriétaires ultérieurs, le navire sera rebaptisé Islamount puis Clarastella. quand il passera sous pavillon italien. À partir de 1922, il devient navire-école de la marine espagnole sous le nom de Galatea. Vendu en 1993, le Glenlee est un navire-musée au Riverside Museum de Glasgow.

…le navire polaire Discovery Dundee

Le RRS Discovery est un navire britannique, trois-mâts barque à propulsion mixte, conçu pour la recherche en Antarctique. Lancé le 21 mars 1901, il fut le dernier trois-mâts en bois construit dans les îles Britanniques.Sa première mission fut d’amener Robert Falcon Scott et Ernest Shackleton pour leur premier voyage en Antarctique, plus connue sous le nom d’expédition Discovery. Le navire est actuellement un musée dans le port de Dundee en Écosse.

…Et enfin deux répliques de navires historiques: Le Golden Hind de Drake et l’Endeavour de Cook

De la même manière, la marine plus récente ne fût pas épargnée en France. Rappelons-nous le destin cruel du croiseur Colbert, un temps musée flottant dans le port de Bordeaux et que certains lobby locaux prirent un malin plaisir à “couler” pour des considérations écologistes et pseudo-patrimoniales évoquant “la verrue d’un navire de guerre sur les quais du port “.

Il est vrai que c’est tellement mieux un port sans navire…

Le Colbert sur les quais de Bordeaux

Le croiseur sera donc déplacé jusqu’au cimetière de bateaux de Landévenec où il séjournera quelques années, avant d’être de retour à Bordeaux pour y être cette fois-ci démantelé.

Les Britanniques n’ont pas eu ce genre de considération le croiseur HMS Belfast, ancré sur la Tamise en plein Londres et à proximité immédiate du Tower Bridge.

Ce qui est beau pour Londres n’étant apparemment pas à la hauteur de la capitale girondine…

Le HMS Belfast

Le HMS Belfast (C35) est un croiseur léger de classe Town de la Royal Navy qui a servi pendant la seconde guerre mondiale. Il est aujourd’hui dans le port de Londres. Amarré sur la Tamise près de la station de métro London Bridge, le HMS Belfast se trouve tout près d’une autre attraction portant sur l’histoire militaire, le musée Britain At War Experience.

Les Britanniques sont par ailleurs les champions d’Europe de la sauvegarde du patrimoine maritime. Il n’est pas inutile de rappeler qu’en outre nos voisins d’outre-Manche ont aussi conservé le navire de guerre HMS Warrior qui date de l’époque Victorienne…Magnifiquement restauré!

Le HMS Warrior

Le HMS Warrior, surnomméle serpent noir” est le premier cuirassé à coque en fer de la Royal Navy lancé en 1860. Il fut construit pour répliquer au lancement en 1859 du cuirassé français Gloire. Il est devenu bateau-musée et peut être visité à Portsmouth en Angleterre. Lorsqu’il fut construit, il était le plus grand, le plus lourdement armé et le mieux blindé des navires de guerre de son époque.

…le HMS Caroline, dernier survivant de la bataille du Jutland pendant la première guerre mondiale et aujourd’hui amarré a proximité du “Titanic Muséum” à Belfast…

Le HMS Caroline est un croiseur léger de classe C de la Royal Navy construit par Cammell Laird and Company à Birkenhead et lancé en 1914. Il participera à la première guerre mondiale et notamment à la célèbre bataille du Jutland. Aujourd’hui il est conservé comme bateau musée à Belfast.

Plus surprenant, le monitor HMS M-33 datant de 1915 :

…Le HMS President, dernier survivant des Q-ship de la première guerre mondiale…

Le HMS Saxifrage était un Q-ship lancé en 1918 de la Flower-class sloop, de lutte anti-sous-marine. Il a été rebaptisé HMS President en 1922 et amarré en permanence sur la Tamise comme navire de la Royal Naval Reserve. Il est l’un des trois derniers navires survivants de la Royal Navy de la Première Guerre mondiale. Il est également le seul représentant du premier type de bâtiment anti-sous-marins construit. Il est l’ancêtre des escorteurs de convoi, qui ont évolué pour devenir les modernes frégates anti-sous-marins. Il est inscrit au registre du National Historic Ships depuis 1996.

 

…Le destroyer HMS Cavalier de la seconde guerre mondiale

Le HMS Cavalier (R73/D73) est un ancien destroyer de la Royal Navy. Lancé le 7 avril 1944, il a été mis en service le 22 novembre 1944, à la fin de la Seconde Guerre mondiale et a servi dans diverses actions en Extrême-Orient jusqu’à sa mise hors service en 1972.
Après sa mise en retraite, il a été préservé comme navire musée au Chatham Historic Dockyard. Il est enregistré au National Historic Ships depuis 1996 et est aussi un navire de la National Historic Fleet.

Le tander Nomadic, qui emporta autrefois les passagers de la White Star line, vers les paquebots transatlantique de la compagnie, dont un certain… Titanic.

Après un séjour en France à Paris comme restaurant à quai, celui-ci a retrouvé le port Irlandais.

Le SS Nomadic

Le SS Nomadic, parfois surnommé le « petit frère du Titanic », est un navire à vapeur de la White Star Line mis en service en 1911. C’est un transbordeur mis en service pour embarquer les passagers des nouveaux paquebots de classe Olympic dans le port de Cherbourg inadapté à leur grande taille. Retiré du service en 1968, il est revendu à un particulier six ans plus tard. Celui-ci le transforme en restaurant flottant sur la Seine. Vingt-cinq ans plus tard, destiné à la casse, il est sauvé par l’action d’associations qui conduisent à son renvoi à Belfast pour y être restauré dans son état d’origine. La restauration du navire prend fin en mai 2013. Le Nomadic est le dernier bâtiment restant de la White Star Line qui soit toujours à flot.

…mais aussi le plus vieux liner encore référencé qu’est le ss Great Britain auquel nous avons déjà consacré un article. (ICI)

…Le yacht de la monarchie britannique : Le Britannia

Dernier d’une longue lignée de yachts royaux, il fut construit par les chantiers John Brown and Co en Écosse. Il fut baptisé par la reine Élisabeth II le 16 mars 1953. Armé par la Royal Navy, il a effectué en 44 ans, 968 voyages officiels sur toutes les mers du monde avec la reine ou un membre de la famille royale. Véritable ambassade flottante britannique, il a fait son dernier voyage à Hong Kong lors de la rétrocession de cette colonie à la  Chine. Le gouvernement britannique a décidé en 1994 de le désarmer pour raisons budgétaires. Cela fut fait en décembre 1997 dans le port militaire de Portsmouth. Il est depuis transformé en musée dans le port de Leith à Édimbourg et est devenu l’un des lieux les plus visités de Grande-Bretagne.

Seule ombre au tableau : Le paquebot Duke of Lancaster  qui pourri au pays de Galles, malgré l’acharnement d’une poignée d’irréductibles qui se battent pour le sauver. Souhaitons-leur bonne chance !

Évidemment, concernant la liste de ces navires, elle n’est pas exhaustive car le patrimoine naval britannique est immense. Ne sont pas recensés les navires de moindre taille ou encore les sous-marins (8!). Reconnaissons que pour un pays de taille comparable à la France c’est déjà pas mal, bien que les suivants, les USA, ne se défendent pas mal non plus…à une autre échelle évidemment puisqu’il ne faudra pas moins de deux épisodes pour tout passer en revue…

A suivre….

L’épisode suivant LA

                                                                                               Olivier Alba

 

 
 
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Le Moonta devient Lydia: La période grecque (Hellenic Mediterranean Line)

Après 24 ans de bons et loyaux services au sein de l’Adélaïde Steamship Co Ltd, Le Moonta est mis en vente par la compagnie australienne.

 

 

 

 

Un temps utilisé comme ferry pour remplacer du Taroona, il trouve au bout de six mois acquéreur auprès d’un armateur grec, la Hellenic Méditerranéan Lines (ELMES). Celle-ci prend possession du navire à Melbourne le 21 décembre 1955 et le bateau est rebaptisé Lydia, du nom d’une ancienne province grecque de l’antiquité. Cette province mythique traversée par le fleuve Pactole et sur laquelle régna le célèbre Crésus. Un nom prédestiné à assurer la bonne fortune du navire nouvellement acquis.

 

 

Le navire appareille alors pour le Pirée, son nouveau port d’attache. A Adélaïde, le Lydia embarque un équipage grec qui doit se familiariser avec le navire.

C'est déjà bien le Lydia et plus le Moonta- regardez bien les couleurs en haut du mât arrière !
Nikos Kavvadias (Νίκος Καββαδίας) à bord du Lydia

 

 

 

 

Dans les hommes embarqués, le célèbre écrivain de marine grec Nikos Kavvadias (Νίκος Καββαδίας) connu notamment pour son roman très noir «Vardia» (Le Quart) paru l’année précédente.

Le voyage vers la Grèce se fait via les îles Coco et le canal de Suez. A l’arrivée le navire part pour une inspection détaillée. Le paquebot est dans un état exceptionnel, au niveau de la rigueur navale anglo-saxonne!

 

Selon un journal grec de l’époque, le nouvel armateur s’extasie même de l’exceptionnel état dans lequel se trouve le paquebot nouvellement acquis le jugeant même “d’une propreté de haut niveau presque exagérée” (sic)

 

 

Le navire retraverse donc la moitié du globe pour joindre les eaux de la Méditerranée qu’il avait visité une première fois 24 ans plus tôt.

 

Arrivé en Grèce, il passe par les chantiers du  Pirée où il subit quelques transformations pour l’adapter à sa nouvelle destination: une navigation à travers la Méditerranée.

 

La capacité est doublée, passant de 157 à 280 passagers, et l’on installe quatre canots supplémentaires, portant le chiffre total d’embarcations de sauvetage à huit.

 

Sa plage arrière est elle aussi modifiée  pour recevoir, en lieu et place de l’ancien espace de tennis de pont, une petite dunette accueillant des cabines équipage supplémentaires ainsi qu’une infirmerie.

 

 

Le navire est divisé en trois classes: 51 passagers en première classe, 106 pour la classe «touriste» et enfin 123 en troisième classe qui s’entassent dans un grand dortoir à lits superposés situé sur le pont B au-dessus des cales avants.

Il est aussi prévu que le paquebot puisse emporter 180 «embarquants» supplémentaires en «plein air» sur la plage avant, et ce uniquement pour de courtes traversées. Rien n’indique d’ailleurs que cette éventualité ne fut réellement utilisée un jour… On peine à imaginer le Lydia chargé à ras les pavois de 460 passagers.

Brochure HML
Le pont promenade

                                             Dépliant publicitaire Hellenic Mediterranean Line (ELMES)

 

Au printemps 1956, il reprend enfin du service sur le trajet Le Pirée/ Venise/Brindisi/Alexandrie, mais très rapidement il est affecté à une autre ligne reliant Marseille à Beyrouth, avec escales à Gênes, Naples, Le Pirée, Alexandrie et Limassol Chypre).

Au retour, il ajoute une escale à Port-Saïd, au débouché du canal de Suez. 

Dés son entrée en service le Lydia va être pris dans les tourments de l’histoire car, en 1956, suite à la privatisation du canal de Suez, il va embarquer dans un premier temps les familles des européens qui travaillaient pour la compagnie du canal.

La fin d’un âge d’or pour ces expatriés qui retrouvent le chemin de la métropole.

 

 

Très peu de temps après c’est le tour des juifs égyptiens que Nasser a désigné comme Personna non grata suite à la guerre contre l’état d’Israël et l’opération franco-britannique de Suez. Ces événements passés, le Lydia retrouve la tranquillité de son périple autour de la Mare Nostrum sans incident notoire.

A l’orée des années 1960′, le Lydia subit une ultime refonte. A cette occasion, le navire reçoit une nouvelle livrée grise, couleur plus adaptée au climat méditerranéen et couramment employée dans la marine commerciale grecque. En outre, la dunette est surmontée d’un coupe-vent sur son avant pour rendre l’endroit plus agréables aux classes “touristes” qui sont seuls à profiter de la partie arrière du paquebot.

 

 

 

A l’orée des années 1960, le monde change et les anciennes première classe et classe touriste sont refondues en une seule «uniclass», plus en accord avec les mentalités de l’époque.

                                              Photos passagers prises à bord du Lydia courant les années 1960′

Ce trajet à travers la Méditerranée ne dure que dix ans et en décembre 1966, le  Lydia, regagne définitivement le Pirée après 35 ans de service à la mer, dans l’attente d’un acheteur ou plus probablement du départ pour le chantier de démolition…

…C’est là que va se jouer le fabuleux destin de celui qui va devenir le Paquebot des sables…

Olivier Alba

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la plage du Lydia, terrain d’expérimentation !

Ces dernier jours, confinement  et arrêté préfectoral obligent, les badauds étaient fort peu nombreux à assister à une expérience unique réalisée sur la plage du Lydia. La municipalité avait pourtant invité le président de l’AAML à y assister. Celui-ci ne pouvant s’y rendre, il a envoyé en délégation le vice-président, M Legros-Faique.
Derrière le “Bateau”, les employés s’affairent de peur que l’autorité ne leur tombe dessus à bras raccourcis.
Le directeur des services techniques explique: “Nous expérimentons la vaporisation d’une mousse bactéricide et virucide sur la plage pour préparer l’après-confinement. C’est important de rassurer les touristes qui viendront au Barcarès cet été, il en va de la réussite de la saison. Cette pratique va se généraliser sur toutes les plages de la commune, même si cela a  un coût non négligeable. En outre cette mousse disparaît au bout d’une demi-heure et n’a aucun impact sur l’environnement”
La mousse disparaït au bout d'une demi-heure

Le maire du Barcarès, Alain Ferrand est intarissable sur le sujet: “Gérer c’est prévoir » assène-t-il!  « De plus, nous pourrons désinfecter et nettoyer tout le site de l’Electrobeach à la fin du festival grâce à la même méthode. Avec la musique, ça va être la plus grande soirée mousse d’Europe!” et de rajouter: “l’odeur de cette mousse est persistante pendant plusieurs semaines, on peut lui donner l’odeur que l’on désire. Pour cette année, le parfum choisi est le parfum Mojito, qui fait invariablement penser aux vacances et qui est particulièrement apprécié de la clientèle féminine”. Il termine: “L’innovation fait partie de l’ADN du Barcarès, nous allons devenir la première destination touristique olfactive!”

La mousse recouvre la plage

 

 

Les réactions ne se sont pas faites attendre, notamment de la part de l’Association de Défense du Patrimoine Catalan. Son président M. Jordi Férence, affiche bonne mine mais reste inflexible:

“C’est peut être une bonne idée, nous ne nous prononcerons pas sur l’aspect sanitaire, mais l’odeur Mojito semble inappropriée. Pour immerger le touriste nous aurions préféré l’odeur d’une bonne sardinade bien de chez nous! Nous avons sollicité un entretien auprès de Monsieur le maire pour voir s’il est disposé à revoir le projet. ”

Le son de cloche est un peu plus incisif du côté du responsable régional du domaine maritime: “L’absence d’impact sur l’environnement n’a pas été totalement démontré; certaines études suggèrent même que cette mousse aurait un impact sur la reproduction du cumin couché et de la jacinthe des sables qui, comme vous le savez, sont des espèces endémiques de notre espace dunaire. Une étude granulométrique du sable avec la méthode de l’analyse spectrométrique des pollens sera nécessaire pour que nous avalisions la méthode. Et outre, la mousse se mélange à l’eau de mer et a tendance à donner au poisson un goût de “pas frais”. Il serait dommage que les pêcheurs qui vivent ici dussent se justifier auprès de leurs clients sur la fraîcheur de leur étal. De toute façon ce genres d’analyses complémentaires c’est automatique avant que nous puissions donner notre accord “

Bref comme à l’habitude, rien n’est simple dans ce village d’irréductibles pêcheurs gaulois, gageons que, comme d’habitude, tout se terminera autour d’un gigantesque banquet. Espérons que cette fois-ci le barde ne finisse pas attaché à un arbre*

*texte satirique écrit à l’occasion du 1 er avril en hommage à l’immense Albert Uderzo qui nous a quitté il y a peu…