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Le patrimoine maritime en France et à l’étranger – épisode 12 et fin – Et la France dans tout ça?

Note: La liste de navires citée n’est pas exhaustive mais le fruit de recherches qui peuvent être incomplètes. N’hésitez pas à nous contacter si vous constatez des oublis. La liste ne recense que les navires d’une taille assez importante et ne comprend pas les sous-marins.

Dans ce tour du monde -non exhaustif- que nous venons de faire concernant le patrimoine naval, il semblait bon de se poser (enfin!) la question fatidique:

Et la France dans tout cela?

Pendant longtemps notre pays s’est désintéressé au plus haut point de la sauvegarde de son patrimoine maritime. Cet état de fait deviendra criant lors du premier rassemblement des grands voiliers organisé en France en 1989, nommé les Voiles de la Liberté, dans le cadre des cérémonies du bicentenaire de la révolution française. Cet état de fait fera d’ailleurs regretter à Eric Tabarly ce désert…

Cette lamentable situation était d’autant plus incompréhensible que la France a longtemps été l’une des premières nations maritimes du monde, notamment en ayant possédé la plus grand flotte de “Windjammer”, ces grands voiliers à coque en fer qui sillonnaient le monde à la veille de la première guerre mondiale, dont le fabuleux France 2, encore aujourd’hui répertorié comme le plus grand voilier ayant navigué et dont l’épave est toujours visible sur un récif de Nouvelle Calédonie.

Eric Tabarly, trouvant la situation française inacceptable s’engagera dans une recherche de fonds et de partenaires pour faire construire une réplique du France II mais à la mort du navigateur, personne ne poursuivra le projet. La compagnie monégasque « Star clipper » s’inspirera cependant de ce fabuleux navire pour concevoir l’un de ses navires de croisière récent:

Dans l’entre-deux-guerres la quasi totalité de ces navires sera ferraillée sans que l’on pense à en sauvegarder certains.
Le canal de la Martinière prés de Nantes se souvenant encore de cette file interminable de grands oiseaux attendant le chalumeau des démolisseurs:

De cette époque des grands voiliers, subsistent néanmoins deux rescapés malgré un parcours semé d’embûches : Le très élégant Belem, qui navigue toujours et embarque chaque année de nombreux stagiaires :

Construit à Nantes en 1896, ce trois mâts barque à coque acier fut utilisé notamment dans les Antilles pour le commerce du cacao. Par la suite tour à tour yacht anglais, navire école italien puis à nouveau français, cet ancien voilier de charge, plusieurs fois transformé, motorisé et rebaptisé pour divers usages, fut finalement déniché par hasard à Venise dans un piteux état à la fin des années 1970, par un amateur nostalgique. Racheté grâce à l’appui d’une grande banque française qui finance la fondation qui entreprend sa restauration, il est aujourd’hui reconverti dans le cabotage et offre des stages d’initiation et de découverte aux passionnés. Il sert entre autres et accessoirement à la Marine nationale pour l’entraînement de ses mousses et apparaît dans les grands rassemblements de vieux gréements traditionnels. Le Belem fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 27 février 1984.

…Ainsi que le Duchesse Anne qui fait la fierté du port de Dunkerque mais qui, hélas, n’est plus en état de naviguer:

Lors de son abandon par la marine nationale dans le port de Lorient

La Duchesse Anne, ex-Grossherzogin Elisabeth est le plus grand voilier, et le dernier trois-mâts carré, conservé en France. Construit en 1901 par le chantier Johann C. Tecklenborg de Bremerhaven-Geestemünde (Brême) selon les plans de Georg W. Claussen, il est considéré comme un chef-d’œuvre d’architecture navale, en raison notamment de la forme profilée de sa coque en acier et de l’équilibre général du navire, qui ménagent un espace habitable d’une grande capacité, tout en innovant en matière de sécurité. Ancien navire-école de la marine marchande allemande, passé en 1946 sous pavillon français et remis à la Marine nationale française comme dédommagement de guerre, basé à Lorient et Brest sans jamais appareiller (la marine nationale le laissant littéralement pourrir), il échappe de peu à la démolition, grâce à l’opiniâtreté de quelques passionnés dans les années 1970. Après une très longue restauration visant à lui faire retrouver son état d’origine, et conserver son authenticité de navire-école, il est, aujourd’hui, un bateau musée qui peut être visité dans le port de Dunkerque.  Il fait l’objet d’un classement au titre objet des monuments historiques depuis le 5 novembre 1982. Il a été le premier bateau à bénéficier de cette protection.

Et enfin le terre-neuva Marité, construit en 1921 :

Le Marité est un trois-mâts goélette. Lancé en 1923, à Fécamp. Il a pratiqué la pêche à la morue sur les bancs de Terre-Neuve de 1924 à 1929. Il est ensuite racheté par un armateur danois. Jusque vers 1935, il pratique la grande pêche, puis pratique ensuite le cabotage entre les îles Féroé et le Danemark. En 1946, il est racheté et retourne à la pêche à la morue jusqu’en 1953. Revendu en 1954, il est Transformé en bateau à moteur, pour la pêche au hareng, puis la crevette, et revient au cabotage en 1969. En 1978 une équipe de Suédois le rachète pour l’ adapter à la croisière. Au début de l’année 1999, Jacques Chauveau apprend que le Marité est à vendre. Il en informe  Gérard d’Aboville, président de la Fondation du patrimoine maritime et fluvial. Quatre ans plus tard, en 2003, un groupement d’intérêt public (GIP) français,  constitué de plusieurs collectivités locales normandes est créé et achète le Marité avant de lui faire regagner Rouen. À partir de janvier 2006, d’importants travaux de rénovation débutent. Depuis 2012, le Marité embarque des passagers au départ du port de Granville pour des navigations touristiques et participatives dans la baie de Granville, dans l’archipel des îles Chausey ainsi qu’à Cancale. Marité est aussi présent lors des évènements nautiques majeurs. Il est le dernier terre-neuva français.

Concernant la marine de guerre historique, notre pays qui ratera une occasion superbe aprés la seconde guerre mondiale, alors que les Anglais souhaitaient nous rendre le Dugay-Trouin (ex-Implacable), rescapé de la funeste bataille de Trafalgar, qu’ils ne pouvait conserver  en sus du Victory:

Voici la réponse officielle aux Britanniques de Joannes-Dupraz, secrétaire d’Etat à la Marine, le 10 juin 1949 :
«Il n’est pas question du retour en France du vaisseau de ligne Duguay-Trouin. Au surplus la réalisation d’un tel projet nécessiterait des frais de premières réparations et remorquage évalués à 225 millions, sans compter les charges permanentes d’entretien et de surveillance du bâtiment dans le port où il serait ancré. Il s’agit donc là d’une opération qui ne peut être envisagée en l’état actuel des crédits militaires.»
L’affaire fut néanmoins défendue avec acharnement par un ancien directeur du musée de la Marine, Bayle, auprès du chef de cabinet de Joannes-Dupraz. L’entrevue tourna court:
«Faisant alors partie du service presse-information de la Marine, rue Royale, je bondis chez le chef de cabinet du ministre pour lui faire part de cette information. La mode n’était pas encore à une préservation quelconque de tout ou partie de notre patrimoine maritime. Mais l’occasion me paraissait tellement belle que j’insistais pour que l’on saisisse cette chance exceptionnelle. Devant ce qui m’avait paru voir aussitôt se dresser un mur d’indifférence, je tâchais de trouver des arguments auprès de l’état-major de la Marine et auprès des membres de la presse, je demandais à voir le ministre. Rien n’y fit. À tel point qu’à une dernière entrevue avec l’amiral, chef de cabinet, il me fut répondu, avec un (gros) rien d’agacement :
«Écoutez, Bayle, un bateau vaincu n’a aucun titre à revenir dans son pays!»
J’en aurais pleuré de rage.»

Las, devant le refus des autorités françaises, ce vénérable 74 canons de type Sanné, sera coulé dans la Manche, où, sans doute par bravade, il refusera de couler malgré la puissance de la Charge !

Les Britanniques garderont tout de même quelques souvenirs du Dugay-Trouin comme par exemple les décorations de poupe ou la figure de proue (entre-autre…), exposés au musée maritime de Greenwich:

Au début du XXIème siècle, naîtra un projet fou, la construction d’une réplique d’une frégate du XVIIIème siècle. Ce chantier sera suivi par un grand nombre de Français et aura lieu à Rochefort, je parle bien sûr de la splendide Hermione :

L’Hermione est un navire de guerre français en service de 1779 à l’arsenal de Rochefort. C’est une frégate de la classe Concorde portant 26 canons de 12 livres et 8 canons supplémentaires de 6 livres. Elle est connue pour avoir conduit pour sa deuxième traversée le marquis de La Fayette aux États-Unis en 1780, lui permettant de rejoindre les insurgés américains en lutte pour leur indépendance. En 1793, l’Hermione est engagée dans l’embouchure de la Loire pour appuyer les troupes républicaines contre les Vendéens. Alors qu’elle sort de l’estuaire le 20 septembre, elle heurte un rocher et coule au large du Croisic. L’ambition de l’Association Hermione-La Fayette était de reconstruire le plus fidèlement possible la frégate d’origine, un navire de plus de 65 mètres de long portant trois mâts et 2 100 m2 de voilure, et dont la coque est entièrement réalisée en chêne. Les plans du navire originel étant perdus, ce sont ceux de son sister-ship la Concorde qui ont servi pour construire la réplique, avec les modifications nécessaires pour entrer dans le cadre de la réglementation actuelle mais aussi pour assurer un confort minimal à l’équipage. La Marine nationale a fourni un pavillon national géant identique à celui qui flotte au-dessus du pont du Charles-de-Gaulle. La réplique ne nécessite qu’un équipage réduit de 80 personnes travaillant en quart, là où le navire originel était manœuvré par 255 marins. Le 18 avril 2015, elle célèbre son départ pour les États-Unis qu’elle atteint le 31 mai. Après de multiples escales américaines, elle revient en France métropolitaine le 10 août 2015. Le 29 août 2015, elle retrouve son port d’attache à Rochefort où de grandes fêtes de reconstitution d’époque sont organisées. En 2018, un nouveau grand voyage est réalisé, intitulé «  Libres ensemble de l’Atlantique à la Méditerranée ». La frégate quitte Rochefort le 31 janvier 2018 pour y revenir le 17 juin 2018 après 11 escales. En 2019, l’Hermione sillonne l’océan Atlantique et la Manche dans une nouvelle sortie « Normandie Liberté ». Le départ est fixé au 4 avril 2019 tandis que le retour a lieu le 5 juillet 2019. Les membres d’équipage proviennent d’une pluralité de corps de métiers ayant été formés pour apprendre à être marin comme au XVIIIe siècle.

Cette flotte de répliques s’enrichira d’un autre navire, acheté aux Anglais,en l’occurrence, une frégate, L’étoile du Roy, ex-Grand Turk :

L’Étoile du Roy est un trois-mâts carré de 46 m, réplique proche d’une frégate britannique du XVIIIe siècle,le HMS Blandford construit en 1741 du type sixième rang de 20 canons selon la classification britannique de l’époque. Initialement baptisé Grand Turk et construite en 1996 en Turquie, pour le besoin d’un film le voilier apparaît dans la série télévisée britannique Hornblower. En 2010, il est acquis par Étoile Marine Croisières , entreprise de Bob Escoffier. Il a été dès lors rebaptisé l’Étoile du Roy avec comme port d’attache, la cité corsaire de Saint-Malo. L’Étoile du Roy est le second plus grand navire traditionnel français. Le 16 juillet 2014, la société Étoile Marine Croisières change de propriétaire.

Je ne résiste pas non plus, et pour terminer sur les voiliers en bois,  à l’envie de vous faire part de ce magnifique projet de reconstruction d’un trois-mâts du 17ème siècle, porté par une association à Gravelines: le Jean Bart et ce dans la plus profonde indifférence des médias français. Souhaitons-leur bonne chance :

Le Jean Bart est une réplique d’un vaisseau de ligne de 1670, dont la construction a débuté en 2002 à Gravelines (Nord) par l’Association Tourville. Sa construction devrait durer plusieurs décennies (fin prévue entre 2027 et 2029 environ). Le chantier se visite (5 000 visiteurs par an environ) et pourrait constituer à terme une attraction touristique importante pour la ville comme l’Hermione à Rochefort sur Mer achevée en 2014. Il s’agit d’un vaisseau de ligne de 1er rang de 84 canons du XVIIe siècle, mesurant 57 m de long et 15 m de large. La hauteur du gaillard d’arrière fait 17 m et son tirant d’eau 6 m. D’un volume de 1 400 tonneaux (tonnage), ces navires pouvaient embarquer 700 marins.

Dans le domaine de la marine plus récente pas un cuirassé, pas un croiseur n’échappera aux chalumeaux des démolisseurs, pas même le croiseur Colbert, qui, préservé un temps comme navire-musée à Bordeaux, succombera à une cabale médiatico-bobo-écologiste. Une association “coulons le Colbert” se montera même, c’est dire. C’est vrai qu’un port sans navire c’est tellement plus joli. Sans doute les même qui se plaignent des bruits et des odeurs de la campagne lorsqu’il partent le Week-end dans leur résidence secondaire… Bref on fera effectivement tout pour saborder le croiseur quitte à en rendre impossible l’accès par des travaux interminables et en faisant intervenir une administration zélée et bardé de règlements, et ce malgré l’acharnement d’une poignée d’irréductibles qui souhaitaient sauvegarder le navire qui, pendant un temps, fut le monument le plus visité de la ville.

Le Colbert à Bordeaux

Il quittera donc Bordeaux pour le cimetière de bateaux de Landévenec où il restera à pourrir de nombreuses années. Étonnant que des villes comme Brest ou Toulon n’aient pas proposé de l’accueillir puisqu’il était déjà aménagé pour recevoir du public. Gageons qu’un certain nombre de personnes avaient un intérêt économique à son démantèlement, d’autant que le croiseur reviendra à …Bordeaux (sic!) pour y être « déconstruit ». Fort heureusement le musée de la marine de Brest a conservé du Colbert les plateaux de la cantine en inox , qu’il expose fièrement au public…

Le Colbert à Landévenec et lors de son retour à Bordeaux

La triste fin d’un grand serviteur…

Heureusement, à Nantes, dans un vrai pays de marins, subsiste l’escorteur d’escadre Maillé Brézé (non je ne donnerai pas son surnom même sous la torture !), que d’admirables bénévoles bichonnent. Ce navire est bien entendu ouvert au public et accueille de nombreuses manifestations tout au long de l’année. Il apparaît en outre dans le film « Dunkerque » :

Le Maillé-Brézé est d’abord destiné à être un escorteur antiaérien, mais est refondu en escorteur anti-sous-marin. Mis sur cale à Lorient le 9 octobre 1953, et lancé le 2 juillet 1955, il est admis au service actif le 4 mai 1957. Il est marrainé par la ville de Saumur. Il est le septième élément d’une série de 18 escorteurs d’escadre. Ses missions, s’étalant sur dix ans, l’ont conduit dans l’Atlantique et la Méditerranée où il a connu une importante activité. Entre janvier 1967 à août 1968, il est refondu pour être équipé de moyens de détection et de lutte anti sous-marine dont un sonar remorque tres caracteristique. L’essentiel de sa mission a alors été le soutien à la Force Océanique STratégique (FOST). Il est désarmé le 1er avril 1988, et renommé Q661. Il est remis à l’association « Nantes Marine Tradition », et devient un important musée naval à flot, ouvert depuis le 1er juillet 1988. Il fait l’objet d’un classement au titre objet des monuments historiques depuis le 28 octobre 1991

Concernant les navires civils, on pourra noter une curiosité, le navire météorologique France I, conservé au musée maritime de la Rochelle :

À la fin des années 1950, la France se dote de deux navires météorologiques stationnaires à vocation spécifiquement météorologique : France I et France II. Ces navires remplacent les trois frégates vieillissantes que sont les précédents navires stationnaires : Mermoz, Le Brix, Le Verrier, ainsi que le Laplace qui a coulé en 1950. À partir de 1958, France I et France II se relayent avec d’autres navires météorologiques (Pays-Bas et Grande-Bretagne) pour effectuer des relevés aux points Kilo (45° N, 16° O), Alpha (62° N, 33° O) et Lima (52° 30′ N, 20° 00′ O). En 1975, la France abandonne le point Kilo pour le point Roméo tout proche (47° N, 17° O). Le 31 décembre 1985, la France se retire du programme de navires stationnaires au profit de systèmes automatiques de radiosondages embarqués sur des porte-conteneurs qui font la liaison France-Antilles (armement CGM), et en utilisant de nouvelles sources d’observation, en provenance des avions de ligne (AMDAR) ou des nouvelles générations de satellites météorologiques. Le France I est racheté par un armateur grec en 1986, puis revendu en 1988 à la ville de La Rochelle qui le transforme en musée maritime. Il est classé monument historique le 24 février 2004.

Toujours concernant les navires « civils » et notamment les plus prestigieux d’entre-eux, la France posséda la seconde flotte mondiale de paquebots, paquebots transatlantiques prestigieux comme Ile de France ou Normandie, ou encore le France que les politiques se gardèrent bien de préserver lors de son désarmement par les Norvégiens, et ce, malgré les projets qui naissèrent alors. Il n’en reste aujourd’hui qu’une légende et le nez de la proue. Heureusement que l’association French line, basée au Havre, perpétue le souvenir de cette fantastique épopée.

Idem les innombrables paquebots de toutes tailles qui desservaient les colonies de l’empire français. De cet héritage il ne reste (presque) RIEN! A l’exception notable de l’ex-Ancerville de la compagnie Paquet, rebaptisé Minghua, qui est conservé en Chine.

En revanche on notera que sur une plage du sud de la France, se trouve un ancien paquebot Australo-grec, le Lydia (ex-MV Moonta), qui est l’objet de ce site (son histoire complète ICI) :

Le Lydia est un paquebot mixte construit en 1931 au Danemark et initialement baptisé Moonta. Après avoir navigué dans les mers australes sous pavillon australien jusqu’en 1955 (Adelaide Steamship Co) puis en Méditerranée sous pavillon grec (Hellenic Mediterranean Line), il fut désarmé en 1966. Racheté dans le cadre d’une opération d’aménagement touristique, il est échoué volontairement sur la plage du Barcarès dans le sud de la France pour y être converti en attraction et centre de loisir, puis en casino. Il est actuellement le quatrième plus vieux paquebot existant au monde. Et il est aujourd’hui en cours de rénovation après des années d’abandon et de saccage. Le chemin est encore long mais il avance !

Bon à la lecture de cet article certains pourront toujours trouver que c’est déjà pas mal pour un pays comme la France. Peut-être… Mais je leur rappellerai que c’est peu si on le compare à des pays équivalents au nôtre comme l’Allemagne ou même les Pays-Bas plus petits que nous avons découvert dans les articles précédents. On pourra aussi regretter que la France ait raté aussi plusieurs occasions historiques et n’ait jamais vu l’intérêt d’un grand navire école, formidable ambassadeur à l’étranger.

Cependant les choses semblent changer quand l’on voit localement des passionnés, individuels ou associations, qui se lancent dans la conservation de navires plus petits, certes mais ô combien précieux.

Pour les grands projets en revanche c’est souvent, hélas, la volonté politique qui manque, dans un pays où l’on a toujours considéré la mer comme un univers curieux, voir simplement l’objet de vacances estivales…

Pour conclure cette longue série d’articles, on pourra dire que la sauvegarde du  patrimoine maritime est un combat long et souvent mené par des passionnés qui, grâce à leur persévérance, creusent un chemin que les mauvaises langues qualifient souvent d’impossible. Mais n’oublions pas qu’est grâce à eux que nous transmettrons la mémoire de ces êtres étranges que l’on nomme marins.

L’épisode précédent ICI

Olivier Alba

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