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Le patrimoine maritime en France et à l’étranger – Episode 9 – L’Europe du Nord –

Note: La liste de navires citée n’est pas exhaustive mais le fruit de recherches qui peuvent être incomplètes. N’hésitez pas à nous contacter si vous constatez des oublis. La liste ne recense que les navires d’une taille assez importante et ne comprend pas les sous-marins.

 

1- L’Allemagne

L’Allemagne est un pays récent en Europe, tout comme l’Italie et dont l’unification date de la fin du XIXème siècle sous l’impulsion de Bismarck. Par la suite l’empereur Guillaume II voudra en faire une puissance mondiale avec sa « weltpolitik » qui amènera l’empire allemand au développement de sa marine marchande et de sa marine de guerre. Cette volonté conduisant naturellement l’empire britannique à voir dans l’Allemagne une menace et le poussant à s’allier avec l’ennemi héréditaire français. Malgré les deux cataclysmes des guerres mondiales et la séparation en deux Allemagnes pendant plus de 50 ans, ce pays s’est reconstitué, depuis sa réunification en 1990, un important patrimoine maritime et certaines unités de construction allemande font encore la fierté des pays qui les ont acquises. On commencera donc ce classement par le plus vieux : le trois-mâts barque Rickmer Rickmers :

Le Rickmer Rickmers est un trois-mâts barque construit en 1869 à Brême en Allemagne, autrefois connu sous le nom de Sagres II lorsqu’il était en service comme navire-école dans la marine portugaise de 1944 à 1948. Il est aujourd’hui un navire musée à quai au musée maritime d’Hambourg. 

…Poursuivons avec deux voiliers magnifiques de la légendaire Flying P-line : Le Passat :

Quatre-mâts barque à la coque métallique, ce fut l’un des trois windjammers, avec le PEKING et le PAMIR (disparu lors d’un naufrage en septembre 1957), à être construits pour le commerce des nitrates entre le Chili et l’Europe, via le Cap Horn qu’il passa 39 fois ! Il fut lancé le 20 septembre 1911. Dans les années 1950, le Passat et son sister-ship, le Pamir, sont devenus des navires école pour la marine marchande allemande. Quelques semaines après la perte du Pamir et peu de temps après avoir été lui-même frappé par une tempête, le Passat a été désarmé en 1957. Il est maintenant un bateau musée amarré dans le port de Travemünde, une municipalité de Lübeck en Allemagne comme d’autres bâtiments du Musée portuaire de Lübeck.

…Et le Peking récemment racheté aux USA et entièrement restauré :

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Quelques images de cette restauration :

Ce quatre-mâts barque construit à Hambourg dans les chantiers Blohm & Voss, fut lancé en 1911. Ce fut d’abord un cargo servant au transport des nitrates et de céréales entre l’Europe et le Chili. Basé à Valparaíso au déclenchement de la Première Guerre mondiale, le Peking a été attribué à l’Italie au titre de dommages de guerre. Il est revendu, en 1923, à ses premiers propriétaires et reprend son service de cargo jusqu’à l’ouverture du canal de Panama. En 1932, il est revendu et prend le nom de Arethusa II. En 1933, il devient voilier école au service de l’Angleterre en étant lancé officiellement par SAR le Prince George. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, il sert dans la Royal Navy sous le nom de HMS Pekin. Il prend enfin sa retraite en 1975 et vendu au South Street Seaport Museum de New-York aux États-Unis. En 2017, après des années de dégradation, le voilier est ramené à Hambourg à bord d’un navire transporteur où il arrive en juillet 2017. Après restauration sur le chantier Peters-Werft à Wewelsfleth, le Peking doit de nouveau être amarré comme navire musée

Poursuivons avec le voilier à coque en bois Seute Deern de construction américaine :

L’Elisabeth Bandi a été construit en 1919 sur le chantier naval de Gulfport dans le Mississippi pour la Marine Coal Company de La Nouvelle-Orléans. Le quatre-mâts goélette était destiné pour la navigation de la côte est des États-Unis au Brésil. Jusqu’en 1931 le navire transporte du bois sous pavillon américain. En 1931, il est vendu à un armateur finlandais qui l’utilise dans le commerce du bois entre la Finlande, le Danemark et l’Angleterre sous le nom de Bandi. Il est vendu en 1938 à un armateur de Hambour qui le transforme en trois-mâts barque sous le nom de Seute Deern .Il reprend du service en tant que cargo, jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. En 1946, il est remorqué à Travemünde pour être transformé en bateau restaurant. De 1947 à 1954, il sert d’hôtel-restaurant à quai du port ferry de Hambourg. En 1954, il est vendu à Albert Jan Koert, un Américain d’origine hollandaise qui en fait une auberge de jeunesse aux Pays-Bas. En 1964, il rejoint le port Allemand d’ Emden et reprend le nom de Seute Deern . En 1966, il est remorqué à Bremerhaven, dans le vieux port pour servir de restaurant flottant. Depuis 1972, le Seute Deern est devenu un bateau musée pour le Musée allemand de la Marine tout en gardant son fonctionnement de restaurant.

Toujours dans les grands voiliers, on recense le trois-mâts Deutchland :

Le Deutschland a été lancé le 14 juin 1927. La construction du Deutschland était destinée à compenser la perte de deux navires, cédés comme dommages de guerre en 1920 à la France et à la Grande-Bretagne. Le Deutschland effectue régulièrement de 1927 à 1939, des voyages de formation, l’été en mer Baltique et, l’hiver, vers les eaux chaudes de l’Amérique du Sud. Durant la Seconde Guerre mondiale, il continue les navigations de formation du port de Lübeck malgré l’augmentation des attaques aériennes. En 1945, il est réquisitionné comme navire-hôpital pour les alliés. En 1948, il revient sur la zone d’occupation américaine, à Brême, pour servir d’auberge de jeunesse durant quelques années. En 1950, il redevient officiellement un navire-école allemand après avoir subi les travaux de réfection nécessaires à sa remise en service. C’est en 1995 qu’il devient patrimoine national. Il est rénové une nouvelle fois en 1996 pour devenir un navire-musée. Il sert aussi à diverses manifestations (célébrations, séminaires, expositions…). Il peut aussi, grâce à ses 30 cabines doubles et la suite du capitaine, servir en hébergement sur plusieurs jours à l’occasion de mariages et de fêtes diverses.

…Mais aussi l’ Alexander von Humboldt, qui était un bateau-phare avant de devenir un voilier, immédiatement reconnaissable grâce à ses voiles vertes :

Construit comme bateau-phare en 1906 par le chantier naval AG Weser à Flensbourg, il est lancé le 10 septembre 1906. On ne sait pas exactement s’il a été lancé sous le nom de Reserve Fehmarnbelt, d’après sa première station au Fehmarn Belt, détroit qui sépare l’Allemagne de l’île danoise de Lolland, ou sous celui de Reserve-Sonderburg, d’après la ville de ce nom, aujourd’hui Sønderborg au Danemark. Pendant la Première Guerre mondiale, il est stationné en plusieurs points de la mer Baltique. En 1920, il est renommé Reserve Holtenau, d’après son port d’attache Kiel-Holtenau  à la suite des plébiscites du Schleswig qui attribuent au Danemark la ville de Sonderburg. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est stationné en plusieurs points de la mer Baltique et de la mer du Nord. En 1945, il est transféré à Kiel et reçoit le nom de Kiel (III), pour remplacer le bateau-phare Kiel II coulé par un bombardement aérien. En 1957, il entre en collision avec le cargo finlandais Satu. Envoyé en réparation, il reprend du service en 1959. En 1967, rendu inutile à Kiel par la construction d’un nouveau phare terrestre, il est envoyé en station en plusieurs points des côtes allemandes. Il se fixe sur la baie Allemande. En 1986, il entre à nouveau en collision avec le cargo libérien Ocean Wind et est envoyé pour réforme à Wilhelmshaven. Il reçoit le nom de Confidenta. Sa tourelle porte-lanterne est démontée : elle est exposée au musée de la Marine de Kiel . En 1986, le navire est racheté par la Sail Training Association of Germany pour être reconditionné en trois-mâts. Il est baptisé Alexander von Humboldt en 1988  pour servir de bateau-école ouvert au grand public.

Et pour terminer avec les cathédrales de voiles, les deux célèbres Gorch Fock, navires écoles de la marine allemande. Le Gorch Fock 1 :

Le lancement du Gorch Fock eut lieu le 3 mai 1933. Il servit comme navire-école de la Kriegmarine jusqu’en 1939. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, il resta en stationnement à Stralsund, puis fut transféré vers l’île de Rügen, en 1944, pour reprendre des missions de formation en mer Baltique. Revenu à Straslund, le Gorch Fock, pour éviter sa capture par les troupes soviétiques, est sabordé en avril 1945 dans le port. Il est renfloué en 1947. Attribué à la marine soviètique, il prend le nom de Tovarichtchi et il est utilisé comme navire école. Après la dislocation de l’URSS en 1991, le Tovarichtchi hisse le pavillon de l’Ukraine. En 1993 il est désarmé pour vétusté en raison du manque de fonds. En 1995, le Tovarichtchi navigue une dernière fois sous ce nom jusqu’en Angleterre où des bailleurs de fonds privés envisageaient sa réparation, mais le montant du devis fait échouer l’entreprise et quatre ans plus tard le bateau, est transporté à Wilhelmshaven en Allemagne, avec le soutien de l’association allemande « Tall Ship Friends », pour devenir le navire amiral de l’Exposition universelle de 2000. Il y subit des travaux de réparation et reste à quai encore quatre ans avant d’être définitivement transféré à Stralsund en 2003. Le 29 novembre de cette année, il retrouve son nom d’origine Gorch Fock. C’est désormais un navire musée.

…Et le Gorch Fock 2 :

Le Gorch Fock II, trois-mâts barque à coque d’acier, a été construit en 1958 dans les chantiers de Blohm & Voss de Hambourg, pour remplacer le Pamir qui a fait naufrage en 1957.Parce que l’Allemagne avait perdu tous ses navires école au titre des dommages de guerre après la Seconde Guerre mondiale, la Bundesmarine décida, en 1957, de construire un nouveau bateau d’après les plans originaux du Gorch Fock de 1933. Toutefois, après le naufrage du Pamir, les normes de sécurité ont été nettement améliorées au niveau des cloisons étanches et des embarcations de sauvetage. Au fil des années, diverses modernisations ont été appliquées au navire. En 2017, il a été annoncé une réhabilitation du navire pour un coût alors estimé à 75 millions d’euros. En mars 2018, le coût du chantier est à 135 millions d’euros pour une utilisation au-delà de 2040. Le Gorch Fock II participe généralement aux parades navales et différents Tall Ships’ Races. Il a remporté cinq fois le Boston Teapot Trophy, sa meilleure performance étant de 1 191 milles en 124 heures en 1969. Son port d’attache est Kiel et il appartient à l’Académie navale de Mürwik.

Dans le domaine des navires civils on en trouve de nombreux types : Cargo, baleinier, brise glace. Commençons donc par le plus ancien, le brise-glace Stettin :

Le Stettin est un brise-glace à vapeur construit en 1933 aux chantiers navals Stettiner Oderwerke à Stettin (aujourd’hui Szczecin en Pologne) pour assurer la navigation commerciale en mer Baltique et sur l’Oder pendant l’hiver. Le 8 avril 1940, il participa à la prise de Copenhague. Il sert aujourd’hui de navire musée au Museumshafen Oevelgönne de Hambourg.

…Poursuivons avec le baleinier Rau IX

…Et enfin trois cargos, le MS Frieden :

Le Frieden ex-Dresden a été construit en 1956/57 au chantier naval de Warnow en d’Allemagne de l’Est. Le 27 juillet 1958, le navire a été remis à la compagnie maritime Deutsche Seereederei et a fonctionné jusqu’en 1969 sur des liaisons régulières vers l’Asie de l’Est, l’Indonésie, l’Afrique, l’Inde et l’Amérique latine.Après de graves défauts décelés dans la salle des machines qui auraient entraîné des coûts de réparation excessifs, le navire a été déclassé en 1969 et ouvert le 13 juin 1970 sous le nom de “Rostock Shipbuilding Museum” (Schiffbaumuseum Rostock). Une partie du navire a également fait office d’auberge de jeunesse pendant un certain temps. Aujourd’hui, il fait partie du musée de la construction navale et de la navigation à Rostock et contient des expositions complètes sur l’histoire de la construction navale. De nombreuses zones du navire ont été conservées dans leur état d’origine (la salle des machines, le pont, la station de radio, l’hôpital du navire et les cabines de l’équipage) et donnent une impression de vie sur un navire marchand dans les années 1950/60.

…Le MS Bleichen

Le MS Bleichen a été commandé par la Compagnie maritime de Gehrckens, qui avait besoin d’un cargo solide adapté aux conditions météorologiques difficiles des mers du Nord et de la Baltique. le navire a été achevé en 1958 au chantier naval de Nobiskrug dans la ville de Rendsburg, dans le nord de l’Allemagne.Le MS Bleichen, long de 93 mètres, était utilisé pour le commerce entre Hambourg et les ports suédois et finlandais. Par la suite, le navire fut vendu à des propriétaires italiens (1970), turcs (1979) et comoriens (1993). Le Bleichen a donc été succesivement renommé Canal Grande, Arcipel et Old Lady.Peu de temps avant d’être mis au rebut, la Stiftung Hamburg Maritim a décidé que le MS Bleichen était parfait pour servir de navire-musée. Après son retour sur ses anciens terrains de jeu, la Vieille Dame a retrouvé son nom de jeune fille lors d’une cérémonie de baptême le 27 avril 2007. Depuis, le navire sert non seulement de musée mais aussi de lieu d’événement pour des lectures, des concerts et des soirées.

…et enfin le très élégant cargo-mixte Cap San Diego :

Le Cap San Diego a été construit et lancé par les chantiers de la Deutsche Werft en 1961 pour la compagnie Hamburg Süd. Il est le dernier d’une série de six navires. Le navire mesure 159 m, pour 10000 tpl et fut conçu pour effectuer une ligne réguliere entre l’Allemagne et l’Amérique du Sud, effectuant 120 allers-retours jusqu’en 1981. Après avoir été vendu et utilisé sous différents noms sous le drapeau espagnol et également sous divers pavillons de complaisance le navire devait être mis désarmé en 1986, lorsqu’il fût achetée par la ville de Hambourg. Le navire a été restauré principalement par le travail de passionnés et de dockers licenciés, et il est toujours opérationnel à ce jour. La plupart du temps, le Cap San Diego est amarré au port de Hambourg, où les visiteurs peuvent accéder à pratiquement toutes les zones du navire, du pont au moteur. L’une des cales à cargaison accueille des expositions temporaires. Les cabines passagers peuvent être réservées pour des nuitées. Plusieurs fois par an, le navire quitte le port pour des voyages par ses propres moyens, principalement sur l’Elbe ou à Cuxhaven. En 2001, le navire a reçu le prix du patrimoine maritime par le World Ship Trust, et en 2003, il a été déclaré un élément protégé du        patrimoine culturel par la loi de Hambourg.Le navire participe à la longue nuit des musées de Hambourg.

Concernant les « gris » deux navires remarquable ; le destroyer Mölders de classe « Lutjens » :

La construction du destroyer lance-missiles Mölders débute le 3 mars 1965 aux chantiers de Bath Iron Works et sa quille fut posée le 12 avril 1966 sous le numéro de coque DDG-29. Le 13 avril 1967, Mölders est lancé et baptisé pour Luftwaffe Oberst Werner Mölders. Le navire est ensuite commissionné le 23 février 1969 dans le premier escadron de destroyer basé à Kiel. Au cours de ses 33 années de service, le navire verra défiler 14 000 marins et 16 commandants et parcoura 675 054 milles marins (1 250 201 km; . Le Mölders désarmé le 28 mai 2003 à Wilhelmshaven. Contrairement à ses sister-ship Lütjens et Rommel, le Mölders a été préservée et il est maintenant exposée comme navire-musée au Deutsches Marinemuseum de Wilhelmshaven où l’on peut le visiter.

Et enfin pour terminer avec l’Allemagne, la corvette lance missile de classe « Tarantul », le Hans Beimler :

La classe Tarentul code OTAN ou Projet 1241/Molnia du mot russe « Молния » signifiant éclair, est une classe de corvettes rapides lance-missiles de 2e génération de la Marine soviétique. La dénomination russe est « Projekt 1241 ». Livrée entre 1981 et 1999, la classe Tarentul remplace à la fois les corvettes de classe Nanuchka et les patrouilleurs de classe Osa. Les bâtiments ont connu un certain succès à l’exportation notamment dans les anciens pays de l’est dont la république démocratique Allemande.

2- Le Danemark :


Petite péninsule du nord de l’Europe, le Danemark, par sa position, est voué à être une nation de marins. Copenhague est d’ailleurs un rare exemple de capitale insulaire dans un pays continental. Une monarchie de presque 6 millions d’habitans seulement mais un petrimoine maritime remarquable, à commencer par la frégate à propulsion mixte Jylland :

La Jylland est un navire de guerre à vapeur battant pavillon de la Marine royale danoise. C’est une frégate en bois de 44 canons gréée en trois-mâts carré et dotée d’une hélice . La Jylland est construite sur la base navale d’Holmen. Le 9 mai 1864, lors de la guerre des Duchés, elle participe activement à la bataille de Heligoland où elle subit de sévères dommages. Après cette guerre, elle sert de navire-école et navigue en Atlantique, en Méditerranée, aux Caraïbes et en Amérique du Sud.  En 1887, elle est désarmée puis transformée en caserne flottante en 1892 et définitivement rayée du service en 1908. Durant la Première Guerre mondiale, on y installe une station de radio maritime. En 1925, on envisage sa démolition complète mais un comité se créé pour son sauvetage. Entre 1934 et 1949, on l’utilise comme auberge de jeunesse. En 1960, ce qu’il en reste est remorqué à Ebeltoft et en 1979, une fondation se crée pour sa sauvegarde. L’état du vaisseau est pitoyable ; 60 % du bois est changé ; commence un long travail de restauration qui ne s’achève qu’en 1994. Le navire ancré à Ebeltoft est désormais ouvert au public.

Et le très beau voilier-école Danmark, lancé en 1932 et qui navigue toujours :

Le Danmark est un trois mâts à coque acier, lancé en 1932 au chantier naval de Nakskov à Lolland pour former des officiers de la marine marchande danoise . En 1939, il visite les États-Unis pour participer à l’ Exposition Universelle de 1939 à New York , mais au déclenchement des hostilités de la Seconde Guerre mondiale, le navire reçut l’ordre de rester dans les eaux américaines pour éviter la capture par les Allemands. Il était alors basée à Jacksonville en Floride. Après l’ attaque de Pearl Harbor, le capitaine, Knud L. Hansen, offrit le navire au gouvernement américain comme navire-école. Cette offre fut acceptée et le Danmark fut alors basé à New London, dans le Connecticut, pour y former des cadets de US Coast Guard. Environ cinq mille cadets ont été formés avant que le navire ne retourne au Danemark en 1945. Il a alors repris ses fonctions de formation dés l’année suivante. En reconnaissance de son service en temps de guerre, une plaque de bronze a été placée sur le mât principal , et le Danmark a eu l’honneur de diriger le défilé des navires à l’ Exposition universelle de 1964 à New York. Des voyages de formation continuent d’être offerts, non seulement aux Danois, mais aussi à ceux de toute nation intéressée à apprendre les bases du matelotage sur un grand voilier.

…Toujours dans les voiliers-écoles, le Georg Stage II :

Le Georg Stage II fut construit en 1934 à Frederikshavn en 5 mois. Ce navire-école est un trois-mâts carré mené par un équipage permanent de 10 à 15 marins pour la formation de cadets de la marine marchande. Il appartient à une organisation indépendante, la Georg Stage Memorial Foundation dont l’objet est : « de donner aux jeunes gens qui souhaitent naviguer leur première initiation à la pratique maritime sur un grand-voilier spécifique ». Depuis 1981, les filles sont admises au même titre que les garçons. Après cinq mois de mer, les stagiaires peuvent immédiatement prétendre à un poste dans la marine marchande. L’histoire du Georg Stage remonte à plus de 100 ans. Le premier du nom, un trois-mâts carré légèrement plus petit, fut lancé en 1882 à Copenhague. Le 25 mai de la même année, le navire appareilla pour son premier voyage avec 80 jeunes gens à bord. Le navire était armé et financé par son armateur Frederik Stage, et sa femme Thea. Le nom du navire est celui de leur fils, Georg, mort de la tuberculose à l’âge de 22 ans. La figure de proue représente celui-ci. Elle fut transférée de l’ancien navire à celui d’aujourd’hui. Le Georg Stage II ne navigua pas durant la Deuxième Guerre mondiale. Il resta au fond d’un fjord d’une île danoise. En 1956 il participa à une première régate qui deviendra la Cutty Sark Tall Ships’ Races. Il y participera de nombreuses fois, se confrontant à d’autres navires-écoles comme les Krusenstern, Mir, Sedov, Alexander Von Humboldt et Christian Radich.

…Un bond dans le temps avec la frégate HDMS Peder Skram qui date de 1965:

La HDMS Peder Skram est une frégate de classe Peder Skram en service jusqu’en 1990 de la marine royale danoise. Elle est maintenant amarré à Copenhague où elle sert de navire-musée dans le cadre du Royal Danish Naval Museum. Le navire porte le nom de Peder Skram, un amiral danois du XVIe siècle. A son lancement, la frégate était d’une conception innovante car utilisant un système de propulsion hybride turbine à gaz/diesel (CODOG). La Peder Skram a subi une refonte importante en 1970 et une mise à jour supplémentaire de ses système dans les années 1977–78. En 1982, Peder Skram fut impliqué dans le lancement accidentel d’un missile Harpoon, qui n’a heureusement infligé aucun dommage corporel. La frégate est désarmé par la marine royale danoise en 1990 et les installations internes ont été vendues aux enchères deux ans plus tard. Au milieu des années 1990, il a été décidé de la restaurer en tant que navire-musée. La frégate Peder Skram est aujourd’hui exploitée comme navire-musée.

…Et pour terminer le patrouilleur d’attaque rapide HDMS Sehested :

Le Sehested a été construit au chantier naval de Frederikshavn dans le cadre d’un programme de construction de 10 patrouilleur d’attaque rapides, dans le contexte de la guerre froide. Le navire de 46 mètres et 264 tonnes a été lancé le 5 mai 1977 et mis en service dans la marine royale danoise en 1978. Il était armé d’un canon automatique de 76 mm sur le pont avant, flanqué de deux tubes lance-torpilles de 533 mm. Six lance-roquettes de 103 mm (4 pouces) ont été installés sur la superstructure, et il y avait huit lanceurs de missiles anti-navires Harpoon à l’arrière. Le navire transportait également seize mines, deux missiles sol-air Stinger et des lance-paillettes Seagnat. Le navire était propulsé par trois moteurs à turbine à gaz Rolls-Royce sur les trois arbres, tandis qu’il y avait deux moteurs diesel GM 8V71 sur les deux arbres extérieurs uniquement pour fournir une manœuvrabilité à basse vitesse. En 1999, le P547 Sehested a atteint une vitesse de pointe de 42,5 nœuds, qui était la vitesse la plus élevée enregistrée pour ce type de navire. Le patrouilleur fut désarmé le 31 décembre 2000 et remis au Royal Danish Naval Museum à Copenhague pour servir de navire-musée.

 

3- Les Pays-Bas :

Malgré leur relative petite taille, les Provinces-unies ont un patrimoine maritime riche, à l’image de ce que fut la puissance navale hollandaise, plus grande flotte commerciale du monde au 17ème siècle. On commencera dons avec des répliques de navires de cet âge d’or comme un “indiaman”, l’Amsterdam :

L’Amsterdam était un bateau marchand de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (en ancien néerlandais : Vereenigde Oostindische Compagnie ou VOC), qui disparut près de Hastings en 1749 au cours de son premier voyage. À la fin du XXe siècle, l’intérêt historique pour la VOC et son rôle dans l’histoire des Pays-Bas ont pris de l’ampleur. Des plans ont été conçus pour construire des répliques des bateaux de la VOC, dont l’Amsterdam. 400 bénévoles de la fondation Stichting Amsterdam Bouwt Oostindiëvaarder (SABO) ont construit la réplique de l’Amsterdam entre 1985 et 1990. Depuis 1990, la réplique est située face au musée néerlandais de la marine (Nederlands Scheepvaartmuseum) à Amsterdam. Entre février 2007 et jusqu’à la fin 2009, le navire était amarré au centre scientifique NEMO, en raison d’importants travaux au musée de la marine.

…On poursuit avec la réplique d’ un navire de la compagnie des Indes le Batavia

Le Batavia est un Indiaman néerlandais qui fut affrété par la Compagnie néerlandaise des Indes orientales en direction des Indes néerlandaises et qui fit naufrage à proximité de l’Australie le 4 juin 1629. Les survivants de la catastrophe débarquèrent sur l’archipel des Abrolhos de Houtman, et furent victimes d’un des plus horribles massacres connus du XVIIe siècle. Toutes causes de mort réunies, seul un tiers des passagers et hommes d’équipage survécut à ce drame. Une réplique grandeur nature du Batavia avec des matériaux traditionnels fut construite à Lelystad aux Pays-Bas à partir de sources historiques. Il fallut dix ans pour réaliser ce projet, de 1985 à 1995. Lors de son lancement le 7 avril 1995, il fut baptisé par la reine Beatrix sous le même nom de Batavia. En 1999, le Batavia fut transporté en barge jusqu’en Australie où il fut exposé au Musée national maritime de Sydney pendant les Jeux Olympiques d’été de 2000. Il fit retour à Lelystad l’année suivante. Le 13 octobre 2008, un incendie l’a légèrement endommagé.

…Petit saut dans le temps vers le XIXème siècle avec la réplique moderne d’un navire de cette époque le majestueux clipper Le Stad Amsterdam :

Le Stad Amsterdam (littéralement : Ville Amsterdam) est un clipper trois-mâts carré à coque métallique, construit à Amsterdam, de 1997 à 2000. Il est le plus jeune de la flotte dans cette catégorie. Le clipper Stad Amsterdam est un clipper moderne, conçu dans la tradition des clippers rapides des années 1850/1860.

On poursuit avec des navires authentiques datant du XIXème siècle, comme le cuirassé garde côte HNLMS Buffel :

Construit en 1868 par Robert Napier and Sons à Glasgow , en Écosse , le HNLMS Buffel a été le premier navire de la Marine royale néerlandaise sans voiles mais avec une machine à vapeur et deux hélices , ce qui lui a donné une vitesse maximale de près de 13 nœuds. Sa tâche principale en tant que garde-côte blindé était de jouer un rôle dans la défense côtière néerlandaise. Son armement était d’abord le bélier, principalement contre des navires en bois, et à l’origine deux canons Armstrong de 300 livres (140 kg), 23 cm (9 pouces) en tourelle. Ceux-ci ont ensuite été remplacés par un seul canon de 28 cm (11 pouces), et l’armement a été amélioré par quelques canons plus petits; deux 7,5 cm (3 po), quatre 3,7 cm (1,5 po) et deux canons rotatifs Hotchkiss. Le Buffel a participé à de nombreux exercices avec l’ armée royale des Pays-Bas jusqu’en 1894, date à laquelle elle a été retirée du service actif. Cela a été suivi par une courte période de deux ans en tant que navire-école puis, à partir de 1896, il est utilisé comme navire d’ hébergement. En 1973, Buffel a été mis hors service . En 1974, le navire a été vendu à la ville de Rotterdam pour être transformé en navire musée . À partir de 1979, il a été ouvert aux visiteurs. Le navire a été déplacé enfin à Hellevoetsluis en 2013.

…Et un second le HNLMS Schorpioen :

Le Schorpioen est un moniteur construit en France pour la Marine royale des Pays-Bas dans les années 1860. Ces nouveaux navires étaient équipés de canons lourds de 23 cm rayés et d’une armure lourde. La coque avait une ceinture blindée de 15 cm (6 pouces) et la tourelle du canon, abritant les deux canons, avait presque 30 cm (de blindage.Son arme la plus frappante était son bélier, mais le navire ne l’a jamais utilisé. En 1906, le Schorpioen est désarmé et transformé en navire d’hébergement. Au début de la Seconde Guerre mondiale, le monitor tombe aux mains des Allemands et il est alors remorqué jusqu’à Hambourg où il est retrouvé à la fin du conflit et renvoyé au Danemark pour y redevenir un navire d’hébergement. En 1982, après le déclassement, Il a été acheté par une fondation privée qui a été créée pour la transformer en musée flottant à Middelburg, dans la partie sud du pays. Sept ans plus tard, après une rénovation complète, elle ouvre ses portes aux visiteurs, en tant que musée. En 1995, la Marine royale néerlandaise l’a achetée et placée sous la supervision du Dutch Navy Museum de Den Helder, où il est le plus grand navire exposé. En mai 2000, après une période de rénovation de dix-huit mois pour lui redonner son ancienne gloire, le navire a été ouvert aux visiteurs.

…Ainsi que la très belle frégate, la HNLMS Bonaire :

Le HNLMS Bonaire est un navire à vapeur et propulsion par hélice de 4e classe de la Marine royale néerlandaise, actuellement en cours de restauration en tant que navire-musée. La frégate Bonaire a été construit pour la marine royale néerlandaise comme une frégate à vapeur avec gréement barquentine et une hélice rétractable. Elle a été lancé à Rotterdam le 12 mai 1877. À partir de 1924, elle a servi à Delfzijl comme logement pour le Dutch Nautical College et a été renommée Abel Tasman. Après avoir été abandonné pendant de nombreuses années, un programme de restauration a été lancé en 2005 dans le port danois de Den Helder pour assurer l’avenir du navire en tant que musée flottant.

Et ne pas oublier le trois-mâts barque Europa, un ancien bateau feu :

À son lancement à Hambourg, il est prévu initialement pour le cabotage. Il porte le nom de FS Senator Brockes. Devant le déclin du commerce de la marine à voile, il change d’affectation et devint, jusqu’en 1977, un bateau-phare, placé dans l’estuaire de l’Elbe. Dans les années 1980, remplacé par une bouée automatique, il devint alors un bateau de réserve. En 1986, le navire est racheté et subit 8 ans de travaux (entre 1987 et 1994) pour être transformé en un magnifique trois-mâts barque de croisière. Depuis 1994, l’Europa propose des croisières autour du monde et surtout dans l’hémisphère sud. Il est spécialiste des expéditions dans l’Antarctique, par le cap de Bonne-Espérance. Avec l’Oosterschelde, autre trois-mâts hollandais, il est le seul grand voilier à s’aventurer dans les eaux froides entourant Ushuaïa et la Terre de Feu, à la pointe de l’Argentine. Avec un équipage de 14 professionnels, l’Europa peut accueillir, avec ses 11 cabines, jusqu’à 48 personnes à bord pour des voyages de quelques jours à plusieurs semaines. Il participe aussi aux rassemblements de grands voiliers tels les Tall Ships’ Races et fait aussi des sorties à la journée avec jusqu’à 100 personnes. L’Europa joue désormais les stations météo pour le compte du KNMI (Institut royal de météorologie des Pays-Bas) et relève la température en mer, jusqu’à 4 fois par jour. En échange, le KNMI lui fournit les prévisions météorologiques et l’aide à tracer sa route.

Pour poursuivre dans la marine de guerre, mais au XXème siècle, un navire que l’on attend pas, l’escorteur côtier le Fougueux, navire de guerre français, qui devait être démoli au Pays-bas mais que les néerlandais ont conservé (merci à eux) :

La classe Le Fougueux est un type de patrouilleur côtier construit pour la Marine nationale française par des chantiers navals français après la Seconde Guerre mondiale et dénommée escorteur côtier. 9 unités de ce type ont été construites par des chantiers civils ou les arsenaux militaires français et financées par l’OTAN au titre du “Pacte d’assistance mutuel”. Ces 9 escorteurs destinés à la lutte anti-sous-marine côtière sont dérivés des “Patrol Coaster” de l’US Navy. Conçus pour la lutte anti-sous-marine en zone côtière, Le Fougueux , l’Opiniâtre et l’Agile sont utilisés pour la protection des côtes d’Afrique du Nord pendant les événements d’Algérie. Après 1962, basés à Cherbourg où ils constituerons la 1ère division d’escorteurs côtiers (1ère DEC). ils seront surtout utilisés aux missions d’assistance aux pêches en mer d’Irlande et le contrôle international des pêches en mer du Nord. Le canon de 40 mm sur la plage arrière sera débarqué et remplacé par un rouf infirmerie. Les escorteurs côtiers de la classe Fougueux ont navigué en Manche, en Mer du Nord et en Atlantique mais ont aussi effectué de nombreuses missions sur les côtes africaines. Ils ont aussi participé à la formation des élèves de la Marine nationale. À bord de ces petites unités sans grand confort et surtout sans climatisation, la vie tant à quai qu’à la mer était particulièrement pénible pour leurs équipages. Ils sont désarmés en 1975-76 et rendus à l’US Navy. Confié à un mouvement de scouts marins néerlandais, Le Fougueux est le seul qui ait été préservé. Il est toujours en activité aux Pays-Bas.

…Dans les navires civils modernes on notera le remorqueur de haute mer (ex-greenpeace)  Elbe :

Avec ses 4.500 ch, l’Elbe était en 1959 le remorqueur le plus puissant au monde. Racheté par le port de Baltimore dans le Maryland, il est devenu bateau-pilote et rebaptisé Maryland. En 1985, il est racheté par Greenpeace pour remplacer le Rainbow Warrior et prend le nom de Gondwana. Il sera arraisonné par la marine nationale à Mururoa pendant des essais atomiques. En 2002, le remorqueur devient la propriété de la Fondation maritime de Rotterdam ; puis des bénévoles du musée maritime de Rotterdam l’ont restauré pendant près de 2 ans.

…Ainsi que le remorqueur de haute mer Holland

En 1950, pour compenser les pertes de la guerre, la compagnie Doeksen commande un nouveau remorqueur, auprès de des chantiers navals Ferus Smit. Le 18 novembre 1950, la quille a été posée et le navire a été livré le 29 décembre de l’année suivante. Après la guerre, cependant, le sauvetage est devenu une part de plus en plus petite au sein de l’entreprise. C’est pourquoi le Holland était régulièrement utilisé pour un service passagers. En hiver, cependant, le navire était à nouveau pleinement préparé pour le sauvetage. Après 1960, le nombre de récupérations a continué de diminuer, et en 1974, le Holland devient un navire de recherche pour le ministère des Voies navigables et des voies publiques. Il est donc transformé pour cet usage. Lorsque le navire est désarmé en 1998, une fondation est créée pour préserver le navire, avec l’aide d’entreprises et d’institutions néerlandaise. La fondation cherche maintenant à restaurer la Hollande dans son état d’origine et de continuer de le faire naviguer. Aujourd’hui, le navire peut être loué pour des fêtes professionnelles ou privées. Elle participe à des «défilés de voile», des réceptions ou des anniversaires.

…Et toujours dans la même famille le Hudson :

L’Hudson a été commandée en 1938 par la N.V. Internationale Sleepdienst aux chantiers naval P. Smit Jr. à Rotterdam. Il entre en service en juillet 1939, avec comme port d’attache Maassluis. En mai 1940, le capitaine Ben Weltevreden, apprit que les troupes allemandes avaient envahi les Pays-Bas. Il décide de ne pas rentré chez lui à cause de l’occupation allemande. Tout au long de la Seconde Guerre mondiale, l’Hudson dirigé par le gouvernement néerlandais en exil a servi la cause alliée. En 1944, dans le cadre du débarquement en Normandie, le Hudson a aidé à créer un des ports artificiels sur la côte normande et participe à l’opération Pluton, la construction d’un pipeline sous la Manche pour l’approvisionnement en carburant des troupes alliées. Après la guerre, l’Hudson a été déployé partout dans le monde : au Brésil, en Indonésie, mais aussi en Europe. En 1963, L. Smit & Co. International décida de vendre le navire, sa puissance (600 ch) n’étant  plus suffisante. Il est alors acquis par la compagnie de pêche D. Hunter. Le moteur est retiré et le navire transformé en usine de glace pilée. Après presque 25 ans, la demande de glace pilée ayant diminué grâce à l’utilisation de nouvelles méthodes de pêche en mer. En 1989, le navire fut à nouveau proposé à la vente aux casseurs. Grâce au soutien financier du monde nautique et aux contributions de divers fonds, une fondation a acheté l’Hudson. Après une période de restauration de 14 ans, l’Hudson a retrouvé autant que possible son état d’origine.

…Et bien sûr pour terminer le magnifique transatlantique SS Rotterdam, auquel nous avons déjà consacré un article entier ICI

Avouons-le c’est pas mal pour un petit pays mais qui se montre fier de son passé maritime !

4- La Belgique

Pour le dernier pays de cet épisode un seul navire mais non des moindre, l’ex voilier-école Mercator, d’une rare élégance :

Construit en 1931  en Écosse, le Mercator est destiné à remplacer le navire-école L’Avenir. Le Mercator prend la mer pour la première fois en 1932 et formera chaque année une cinquantaine d’apprentis officiers encadrés par une douzaine d’hommes d’équipage, dans le cadre d’un voyage d’hiver de quatre mois dans l’Atlantique suivi d’une croisière d’été de trois mois. De 1934 à 1935, il embarque une expédition scientifique franco-belge pour l’île de Pâques d’où il rapporte la statue gigantesque du « dieu du Thon ». Durant la Seconde Guerre mondiale, il passe sous pavillon anglais. Lorsqu’il rejoint la Belgique en 1947, il est en piteux état et ce n’est qu’en 1950 qu’il pourra reprendre la mer. Il a participé et gagné plusieurs courses de vitesse de voiliers. Depuis 1961, il ne forme plus de jeunes officiers mais sa carrière continue. À quai, à Anvers puis à Ostende, c’est devenu un monument touristique qui reçoit près de 130 000 visiteurs par an. Interdit de navigation au grand large, il prend cependant parfois encore la mer pour du cabotage.

Voilà c’est terminé pour l’Europe du Nord et au prochaine épisode nous nous dirigerons vers l’Est où le géant russe nous réserve de bien belles découvertes…

A suivre…

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L’épisode suivant LA

Olivier Alba

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