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Le patrimoine maritime en France et à l’étranger épisode 4- Le continent américain(hors USA)-

Note: La liste de navires citée n’est pas exhaustive mais le fruit de recherches qui peuvent être incomplètes. N’hésitez pas à nous contacter si vous constatez des oublis. La liste ne recense que les navires d’une taille assez importante et ne comprend pas les sous-marins

Il n’aura fallu pas moins de deux épisodes pour recenser le patrimoine du colosse américain, là où un seul permettra de faire le reste du continent. Cela semble peu mais ce continent, notamment l’Amérique latine, est composé de pays à vocation maritime qui ont su conserver de bien belles choses, en plus de leur navires-école qui nous régalent, nous français, à chaque rassemblement de grands voiliers.

1- Le Canada :

Commençons donc par le Canada, qui, jeune nation encore récemment dans l’ombre du Royaume-Uni, a commencé de se constituer une mémoire maritime. L’essentiel de ce patrimoine est néanmoins composé de bateaux et paquebots des Grand Lacs, que nous ne traiterons pas ici, mais en ce qui concerne la marine océanique, on notera cependant :

Le navire hydrographique CSS Acadia

L’Acadia a servi le Canada pendant plus de cinq décennies, de 1913 à 1969, en traçant les côtes de presque toutes les parties de l’est du Canada, y compris des relevés novateurs de la baie d’Hudson. Il a également été affecté à deux reprises à la Marine royale canadienne (MRC) en tant que NCSM Acadia, le seul navire encore à flot à avoir servi pendant les deux guerres mondiales. En conservant ses moteurs d’origine, ses chaudières et ses logements peu modifiés, ce navire est l’un des navires à vapeur de l’Époque édouardienne les mieux conservés au monde et un exemple reconnu des plus anciennes prouesses scientifiques du Canada dans les domaines de l’ hydrographie et de l’océanographie.

…Le brise-glace Ernest Lapointe

L’ Ernest Lapointe est un ancien brise-glace de type vapeur, de la Garde côtière canadienne qui a été en service de 1941 à 1978. Après avoir été amarré pendant deux ans à Québec, il est finalement remorqué jusqu’à L’Islet en 1980 pour être converti en navire musée sur le site du musée maritime du Québec. L’ancien brise-glace est installé dans la cour arrière de l’institution muséale et constitue l’une de ses principales attractions avec un autre navire grandeur nature, l’hydroptère NCSM Bras d’Or.

…Et chez les militaires, deux navires emblèmatiques, le premier un grand destroyer de classe « Tribal », le HMCS Haida

Après avoir été construit à Newcastle en Angleterre pour la Marine royale canadienne, le Haida fut assigné à la 10e flottille de destroyers stationnée à Plymouth en Angleterre au début de l’année 1944. Il eut une brillante carrière au cours de la Seconde Guerre mondiale. En effet, il reçut le surnom du navire « le plus combattant de la Marine royale Canadienne » (« The Fightingest Ship in the RCN ») après avoir coulé 14 navires ennemis au cours de patrouilles dans la Manche et le golfe de Gascogne. Le Haida est le seul survivant de la classe Tribal. Entre 1937 et 1945, il y eut 27 destroyers de ce type construits pour la Royal Navy, la Marine royale canadienne et la Royal Australian Navy. Il effectua également deux services militaires pendant la guerre de Corée. Il est aujourd’hui navire musée à Flot dans le ville d’Hamilton

…Et enfin pour terminer le HMCS Sackville, la dernière et unique corvette de type « Flower » encore existante aujourd’hui !

Le NCSM Sackville fut construit Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick au début des années 1940. C’est le second navire de cette classe à être commandé par la Marine Royale Canadienne. Il fut lancé en 1941 et commissionné par la Marine royale canadienne le 30 décembre 1941. Aprés une guerre passée à convoyer des navire sur l’Atlantique, il fut transféré à Pêches et Océans Canada en 1953 en tant que navire de recherche civil. Il fut retiré du service en 1982. Remis dans son état de 1941, il est aujourd’hui navire-musée à quai à Hallifax (canada)

2- Le Mexique :

Plus au sud le Mexique reste assez pauvre en navires historiques mais néanmoins il arme fièrement le navire-école Cuauhtémoc, qui participe régulièrement aux rassemblements de grands voiliers en Europe et en France notamment à Rouen ou Brest. Navire récent certes, puisque construit en Espagne en 1982, mais qui reprend fidèlement la physionomie des grands voiliers de la fin du XIXème et du début du XXème siècle. Pour l’avoir personnellement visité, l’accueil de l’équipage est particulièrement sympathique et chaleureux !

Construit à Bilbao en Espagne en 1982, à l’imitation des grands voiliers cap-horniers à coque en fer du début du XXème siècle, ce trois-mâts de 90 mètres de long est propriété de la Marine mexicaine qui l’utilise comme navire-école. Il est un symbole au Mexique car il illustre l’esprit de combativité et d’indépendance, par référence à l’empereur Cuauhtémoc. Ce dernier figure d’ailleurs sur la proue du bateau. Il a des sister-ships, le Guayas (Équateur), le Gloria (Colombie) et le Simon Bolivar (Venezuela). C’est un habitué des défis du monde marin : traversée de l’Atlantique en 22 jours, passage du cap Horn en 1993 entre autres.

Profitons d’ailleurs de l’occasion pour traiter les pays dont le seul patrimoine maritime est l’un des frères jumeaux du Cuauhtémoc à savoir :

3- Le Venezuéla :

Qui possède le navire-école Simon Bolivar, qui s’est fait rare en Europe et dont l’entretien doit être aujourd’hui négligé au vue des difficultés économiques présentes du pays

Le Simon Bolivar est un voilier de type trois-mâts barque de la marine du Venezuela construit en 1979 à Bilbao (Espagne). C’est un navire récent construit sur le modèle des navires d’autrefois. Il a été commandé ainsi par l’État pour servir de navire-école. Ses caractéristiques sont : longueur 82 mètres, largeur 10,5 mètres, 1650 m2 de voilure, armé par 16 officiers et 90 marins. Il porte son nom de Simón Bolívar en l’honneur de ce célèbre homme politique.

4- La Colombie

Avec le navire-école Gloria, le navire le plus rapide de la série.

Le Gloria (ou ARC Gloria) est un trois-mâts barque à coque acier, construit en 1967 à Bilbao en Espagne. Il est le navire-école de la marine colombienne.
Il a été baptisé Gloria en l’honneur de la femme du général Reveiz Pizarro, décédé avant son lancement. Il a remporté le Boston Teapot Trophy en 19701, parcourant 1 058 milles en 124 heures. Il est considéré comme l’ambassadeur de ce pays, dans chaque port où il fait escale. Il fut réaménagé en 1975 pour servir de lieu d’exposition itinérante du patrimoine colombien. Il impressionne toujours à son arrivée dans les ports ; ses marins, chantant dans les vergues, sont habillés aux couleurs du pays et sont accompagnés de leur propre fanfare de bord. Sa figure de proue, couverte à la feuille d’or, est appelée Maria Salud, la fille du sculpteur.

5- L’Équateur :

Le dernier de cette très réussie série de navires-écoles le Guayas.

Le BAE Guayas (BE-21) est un trois-mâts barque qui sert de navire-école à la Marine équatorienne. Il a été lancé en 1976, entre en service en 1977 et porte les armoiries de l’Équateur. Il fait partie des grands voiliers construits par les chantiers navals espagnols de Bilbao. Il participe régulièrement aux courses de grands voiliers

6- Le Brésil:

Le Brésil est incontestablement la grande puissance d’Amérique latine, que ce soit d’un point de vue économique et démographique. C’est aussi une puissante marine militaire qui, étrangement, ne trouve pas son pendant dans la conservation d’un patrimoine maritime historique. En effet celui-ci se résume en deux navires. Tout d’abord le clipper Cisne Branco, un navire-école, construit au Pays-Bas, exacte réplique de Stad Amsterdam, son sister-ship. Dans la région, le Brésil fût d’ailleurs l’un des dernier pays à acquérir ce type de navire puisque réceptionné en 2000…

Le Cisne Branco (« cygne Blanc » en portugais) est un clipper trois-mâts carré de la marine nationale brésilienne. Lancé en 1999, il est l’exact sister-ship du Stad Amsterdam, un clipper du XIXe siècle. Construit aux Pays-Bas, il a été remis à la marine nationale brésilienne le 9 mars 2000 lors des festivités de commémorations du 500e anniversaire de la découverte du Brésil par  le Portugal, 500 ans jour pour jour après le départ de Lisbonne du navigateur Pedro Álvares Cabral, voyage au cours duquel il atteindra les côtes du Brésil. Ses missions sont de représenter le Brésil lors des événements nautiques nationaux et internationaux, ouvrir le monde maritime à la société civile, préserver les traditions navales et occasionnellement d’entraîner le personnel de la marine nationale brésilienne. Il a remporté le Boston Teapot Trophy en 1982, parcourant 1 101 milles en 124 heures.

…Ainsi que le destroyer ex-américain Comandante Bauru.

L’USS McAnn (DE-179) était un destroyer d’escorte de classe « Cannon » construit pour l’US Navy pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a servi sur le thèâtre Atlantique en fournissant un service d’escorte contre les sous-marins et les attaques aériennes pour les navires et les convois vers l’Angleterre. Le navire a été lancé le 5 septembre 1943. Le USS McAnn arrive au Brésil août 1944 où il est désarmé et transféré à la marine brésilienne, en vertu d’un contrat de prêt. Il est donné officiellemnt au Brésil de manière permanente, dans le cadre du Pacte d’assistance mutuelle à la défense le 30 juin 1953. Il est aujourd’hui navire-musée à Rio de Janeiro.

6- L’Argentine :

L’Argentine est incontestablement dans la région le pays qui possède le patrimoine maritime le plus riche, notamment en ce qui concerne la marine ancienne à savoir :

La frégate Présidente Sarmiento

A la fin du XIXème siècle, l’Argentine avait besoin d’un navire moderne pour former ses marins. Le contrat de commande du Présidente Sarmiento fut donc signé avec la société Laids Brothers de Liverpool et le bâtiment fut construit dès 1896 au chantier naval Cammell Laird de Birkenhead au Royaume-Uni. Le premier voyage de formation a été lancé le 12 janvier 1899 et arriva le 16 juillet 1900 dans le port d’Annapolis aux États-Unis. Jusqu’en 1939 il effectua 37 voyages de formation dans les différentes parties du monde. Il a participé à l’ouverture du canal de Panama et à l’inauguration de la statue de José de San Martín à Boulogne-sur-Mer À partir de 1939, le navire a cessé ses voyages internationaux à cause de la guerre. Puis ces voyages annuels se firent principalement en Amérique du Sud. Il finit sa carrière pour la formation à l’École de matelot de Cabos et fit sa dernière année de service en 1961. Le navire a été déclaré monument historique national le 18 juin 1962 et transformé en musée le 22 mai 1964. Sa tradition maritime fut transmise à la nouvelle frégate ARA Libertad qui poursuit l’instruction des cadets de l’école navale de la marine argentine.

Ou encore la corvette Uruguay

L’Uruguay a été construit en Angleterre en 1874 sur le chantier naval de Birkenhead. C’est le plus ancien bateau de la Marine argentine à flot de son âge. Il était gréé en trois-mâts barque avec une coque en acier doublé en teck. De 1874 à 1887 il a servi à l’origine comme canonnière puis fut très vite affecté comme navire d’entraînement en devenant le navire-amiral de la formation navale argentine. Durant cette période, il a fait partie de l’expédition en Patagonie (1878) pour affirmer la souveraineté argentine sur cette région menacée par le Chili. De 1887 à 1903, réaménagé spécifiquement, il devient navire de soutien d’expéditions sur l’Antarctique. Il fera ainsi le sauvetage de l’expédition d’Otto Nordenskjö. De 1904 à 1906, il participe à la troisième expédition antarctique de Charcot, puis jusqu’en 1922 il ravitaille les bases scientifiques de recherches hydrographiques et géographiques dans le Passage de Drake et au Cap Horn. En 1926, il est réformé et devient un dépôt flottant de munitions. En 1954, il est restauré au chantier naval de Buenos Aires. Deux ans plus tard il est mis à quai de l’école navale et devient navire musée. Retiré réellement du service naval en 1962, il est déclaré, en 1967, monument historique.

…Avouons que c’est un véritable régal de voir des navires aussi propres et bien entretenus. N’oublions pas dans cette liste le traditionnel navire-école et ambassadeur argentin, le très beau Libertad, qui remplace le Presidente Sarmiento depuis 1960. Là aussi visité à Brest et équipage aussi prétentieux que désagréable surtout si on le compare à l’accueil simple et chaleureux du  Cuauhtémoc:

Pour remplacer le ARA Presidente Sarmiento, le Libertad est construit aux docks nationaux argentins : A.F.N.E. Astilleros Navales à Rio Santiago. Bien que sa quille soit posée en 1953, il n’est lancé qu’en 1956 et mis en service le 28 mai 1962. Son voyage inaugural de six mois n’a lieu que trois ans plus tard.Avec ces 103 m de long, il est l’un des plus grands voiliers du monde. Le Libertad mesure plus de 103,7 m de long, pour une largeur de 14,31 m et un tirant-d’eau de 6,6 m. Ces 27 voiles et 5 focs représentent une surface de voiles de 2 643 m3 portées par les trois mâts mesurant 43 à 49 m : 49,8 m. L’importante voilure, la coque métallique et le design effilé, permettent au Libertad d’atteindre la vitesse de 13.8 nœuds sous voiles, avec un record enregistré à 18.5 nœuds en 1966. Au moteur, la vitesse du navire est de 12 nœuds. Le navire possède quatre canons de 47 mm, transférés de l’ancien navire-école : le Presidente Sarmiento, qui sont utilisés comme batterie de salut. Le Libertad détient le record mondial de vitesse de la traversée transatlantique Nord à la voile entre le Canada et l’Irlande (île de Dursey) avec 6 jours 4 heures, en 1966. Il a aussi gagné le Boston Teapot Trophy en 1966, 1976, 1981, 1987, 1992 et 1998. On le voit régulièrement dans les rassemblements de grands voiliers en Europe.



Il est possible que l’Argentine ait aussi conservé le croiseur Général Belgrano si une torpille anglaise n’avait mis fin à sa carrière au sein de la marine Argentine pendant la guerre des Malouines en 1982…Mais là on reste dans les suppositions….Passons donc au pays suivant:

6- Le Chili :

Le Chili, long pays bordé à l’ouest par le Pacifique possède 6435 kms de côtes et se trouve donc très vulnérable par la mer. Son patrimoine historique maritime se résume pourtant à une paire de navires mais parfaitement entretenus: Commençons donc par le très étrange monitor océanique Huascar:

Le Huáscar est un navire de type monitor à tourelle blindée construit en Grande-Bretagne pour le Pérou dans les années 1860. Il était le navire amiral de la marine péruvienne et a participé à la bataille de Pacocha et à la guerre du Pacifique de 1879–1883 ​​avant d’être capturée et mise en service dans la marine chilienne. Aujourd’hui, elle est l’un des rares navires survivants de son type. Le navire a été restauré et il est conservé comme navire-musée commémoratif dans le port de Talcahuano . Elle est nommée d’après l’empereur inca du XVIe siècle, Huáscar.

…Et en suivant, la réplique de la corvette Esmeralda, victime du navire précédent, avant qu’il ne fut capturé par la marine chilienne :

La construction du navire a été autorisée le 30 juin 1852 par le président Manuel Montt et le ministre de la Guerre et de la Marine José Francisco Gana . La quille du navire a été posé en décembre 1854 en Angleterre et lancé le 26 juin 1855 sous le nom d’ Esmeralda , d’après la frégate capturée par Thomas Cochrane pendant la guerre d’indépendance du Chili . Sa coque était en bois et recouvert de cuivre sous la flottaison . Elle mesurait 64 m de longueur (hors beauprés), pour un tirant d’eau de 5,5 m. Quatre chaudières au charbon alimentaient deux moteurs à vapeur à d’une puissance nominale de 200 chevaux, ce qui donnait au navire une vitesse allant jusqu’à 8 nœuds. L’Esmeralda fut mise en service dans la marine chilienne le 18 septembre 1855 et est arrivé à Valparaíso le 7 novembre 1856. Le 26 novembre 1865, pendant la guerre des îles Chincha ,  elle captura la goélette espagnole Virgen de Covadonga à la bataille de Papudo. Le 21 mai 1879, pendant la guerre du Pacifique , l’Esmeralda engagea le cuirassé péruvien Huáscar dans la bataille d’Iquique .  Le capitaine de l’ Esmeralda , Arturo Prat fut tué alors qu’il menait une tentative d’abordage du navire ennemi et l’Huáscar a finalement coulé l’Esmeralda après des éperonnages répétés. À Iquique , une réplique fidèle de l’ Esmeralda telle qu’elle était le 20 mai 1879 a été inaugurée comme navire-musée le 20 mai 2011.

…Et terminons avec le très élégant navire-école de la marine chilienne, La goélette Esméralda:

L’Esmeralda est le 6e navire chilien à porter ce nom. En 1946 l’Espagne lança la construction du navire jumeau du navire-école Juan Sebastián Elcano dans le but de le remplacer. Il devait à l’origine être baptisé sous le nom de Juan de Austria. Le 12 mai 1953 eurent lieu le lancement du navire et son baptême. Sa marraine était Raquel Vicuña de Orrego. Suite au changement d’avis de la marine espagnol d’armer un second voilier-école, le navire fut offert au gouvernement chilien en 1954. C’est l’ambassadeur du Chili en Espagne, Oscar Salas Letelier, qui reçut le navire. Il a été nommé en l’honneur de la frégate Esmeralda, 1re du nom, bâtiment de l’escadre navale péruvienne capturée dans le port de Callao en novembre 1820 par l’amiral Lord Thomas Cochrane, ainsi qu’en l’honneur de la corvette Esmeralda, 2e du nom, commandée par le commandant Arturo Prat. Durant une année, les officiers promus de l’école navale, ainsi que les 70 premiers sous-officiers du classement de l’École de mousses, parfont leur cursus à bord de ce navire-école. En 2011, pour sa 56e campagne, l’Esmeralda accueille pour la première fois des femmes à son bord.

Il nous reste donc pour terminer ce tour du Nouveau Monde qu’un seul pays à visiter :

7- Le Pérou :

Deux navire notable pour ce pays qui termine la liste, et commençons, c’est une habitude dans cette partie du monde, un navire-école magnifique, le quatre-mâts barque Unión:

Le BAP Unión est le premier navire-école construit spécialement pour la Marine péruvienne par les chantiers navals des Services Industriels de la Marine (SIMA) situés sur la base navale de Callao. C’est un quatre-mâts barque de 115 mètre de long, ce qui en fait le troisième plus grand voilier-école du monde derrière les géant russes Sedov et Kruzenstern. Il arbore l’Inca Tupac Yupanqui en figure de proue. Son lancement officiel a eu lieu le 27 janvier 2016 en présence du président de la République Ollanta Humala. Il opère sous le commandement de la Escuela Naval (ESNA).

…Et terminons par l’un des dernier née chez les navires-musée, et pas le moindre, le croiseur BAP Almirante Grau, dernier croiseur à gros canons en service dans le monde, désarmé en 2017 et que la marine péruvienne est en train de transformer :

Le BAP Almirante Grau (CLM-81) est un croiseur de classe « De Zeven Provinciën » qui a servi dans les marines royales des Pays-Bas et du Pérou. Achevée pour les Néerlandais en 1953 sous le nom de HNLMS De Ruyter (C801), Il a été acquis par le Pérou en 1973 et a servi de navire amiral de la flotte. L’Almirante Grau a subi un important programme de modernisation entre 1985 et 1988 au cours duquel elle a été équipée de nouvelles armes et d’électronique. Il a été le dernier croiseur à canon en service dans n’importe quelle marine avant d’être désarmé le 26 septembre 2017. En août 2019, il a été annoncé qu’il serait conservée en tant que navire-musée dans le port de Lima.

Voilà c’est terminé pour ce tour des Amériques… A la prochaine escale nous traverserons le Pacifique pour aller en Asie.

Là aussi de bien belles choses à découvrir, et parfois certaines surprises…

A suivre…

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                                                                                                                             Olivier Alba

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